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  • : Mémorial du wagon de la déportation
  • : Pérenniser la mémoire de la déportation par le transport ferroviaire par la réalisation d'un Mémorial devant avoir pour bases deux wagons conformes à ceux utilisés au départ de Compiègne entre 1942 et 1944. Dans le respect absolu de la vérité historique, qui n'est pas le cas actuellement.
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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 13:41

TONY VACCARO, « LE SOLDAT À L’APPAREIL PHOTO »

 

Exposition à Caen jusqu'au 31 décembre 2014

 

 

Tony Vaccaro, photographe majeur, souvent comparé au reporter de guerre Robert Capa, expose au Mémorial de Caen 100 photos de la Libération de l’Europe occidentale, prises lors de l’avancée de la 83ème division d’infanterie américaine, entre la Normandie et Berlin (1944-1945).

 

Quand il débarque à Omaha Beach le 21 juin 1944, Tony Vaccaro, simple fantassin de 21 ans, porte dans une main un fusil M-1, dans l’autre, son appareil photo, un 35 mm Argus C3. Il avait réussi à convaincre ses supérieurs de le laisser photographier l’avancée de la 83ème division d’infanterie américaine.

Sa première vision est celle d’une côte normande déchiquetée et de milliers de corps alignés le long de la route menant à Vierville (Calvados). Puis viennent les combats et la peur : Tony Vaccaro est blessé et soigné à Isigny-sur-Mer (Calvados)

Il rejoint son unité avec laquelle il participe à la libération de la Bretagne. Le 15 août 1944, il est à Saint-Briac au milieu de la joie populaire, comme en témoigne son cliché « Le baiser de la Libération ». « Et nous n’avons plus jamais dansé », confie-t-il. Car la guerre le conduit vers l’Est : en France, au Luxembourg, en Belgique et en Allemagne. 300 jours à travers l’Europe qu’il fixera sur pellicule. Environ 8 000 clichés au total.

Les photos sont développées la nuit dans des casques pour le révélateur et le fixateur.

Tony Vaccaro suit le quotidien de son unité. Il est le témoin de combats acharnés comme ceux de la forêt de Hürtgen, mais aussi du dénuement et des atrocités, comme cette femme allemande violée, un couteau planté dans le vagin, un cliché pris le 8 mai 1945, jour de l’armistice.

Démobilisé en 1945, Tony Vaccaro restera encore quatre années en Allemagne pour le journal de l’Armée américaine Stars and Stripes. Mais bouleversé par ces années de guerre et de reconstruction, il choisit de rentrer aux États-Unis et de tenter sa chance dans les magazines d’actualité et de mode tels que Flair, Look, Life et Venture. Ses portraits d’artistes et de stars lui vaudront une renommée internationale.



Pour cette exposition, Tony Vaccaro, aujourd’hui âgé de 91 ans, a accepté de refaire la traversée transatlantique et de raconter son parcours exceptionnel au Mémorial de Caen.

 



Une exposition produite par la Galerie Bilderwelt.

Photos © Tony Vaccaro / Galerie Bilderwelt
Photos © Tony Vaccaro / Galerie Bilderwelt

Photos © Tony Vaccaro / Galerie Bilderwelt

Exposition : Shots of war
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 21:04
"L'autorisation" d'Hitler datée du 1er septembre 1939 lance le programme T4

"L'autorisation" d'Hitler datée du 1er septembre 1939 lance le programme T4

L’Allemagne a inauguré le 2 septembre 2014 à Berlin un monument consacré aux victimes des crimes d’euthanasie commis par le régime hitlérien. Le programme d’euthanasie de ce dernier, qui entendait supprimer «des vies indignes d’être vécues», a fait plusieurs centaines de milliers de victimes : handicapés, malades mentaux… Des massacres qui ont précédé et testé la «solution finale».
 

 


Le 1er septembre 1939, Adolf Hitler signe un décret autorisant le lancement du programme T4 (abréviation renvoyant à l’adresse de l’organisation qui s’en occupe, installée au Tiergartenstrasse 4 à Berlin). L’opération est évidemment classée secret d’Etat. T4 étant un euphémisme, habituel chez les nazis, pour masquer la réalité d’un programme d’euthanasie, en clair l’extermination systématique des handicapés physiques et mentaux, enfants et adultes placés dans des institutions. Une opération en lien avec l’orientation idéologique d’un régime qui entend favoriser la «pureté» de la «race aryenne» par la «suppression de vies indignes d’être vécues» (expression citée par Léon Poliakov, Le Bréviaire de la haine, Calmann-Lévy, 1951).
 

 


Campagne de stérilisation massive

Dès juin 1933, moins de six mois après l’installation du pouvoir national-socialiste avait été publiée une loi «sur la prévention des maladies héréditaires chez les enfants». Un texte qui indique clairement la position eugénique (sélection des êtres humains) du nouveau pouvoir, dont on trouve des échos ailleurs en Europe dans la première moitié du XXe siècle. Objectif, selon les mots d’Hitler lui-même : améliorer «la race et la santé du peuple, jusqu’à la création de l’homme nouveau».

Dans la foulée de ce texte a été organisée une vaste action de stérilisation massive de personnes souffrant de troubles mentaux, des handicapés physiques, «voire des sourds ou des aveugles héréditaires» (selon le site atlantico.fr). Selon des estimations publiées par le journal allemand Focus, entre 360.000 et 400.000 personnes auraient ainsi été stérilisées de force. 6 000 seraient mortes des suites de complications pendant l’intervention elle-même.

En juillet 1939, le régime nazi franchit un pas supplémentaire dans son entreprise eugénique en décidant le programme d’euthanasie T4. Lequel est suivi par le chef de la chancellerie personnelle du Führer et son médecin particulier. «Plusieurs psychiatres allemands de renom» apportent au T4 «un soutien actif et enthousiaste», observe Léon Poliakov, pionnier de l’histoire de la Shoah.

Des commissions de médecins «sélectionnent» alors des enfants et des adultes «anormaux» en se fondant souvent sur les dossiers des patients. Sont choisis «ceux qui ne peuvent plus travailler et qui ne présentent plus d’utilité pour la société», selon une terminologie rapportée par Focus. Les victimes «furent rapidement transférées d’un établissement à l’autre, afin de rendre plus difficiles les recherches de proches inquiets», raconte Le Monde Diplomatique.


 


Premiers gazages

Dans le cadre du programme T4, six installations de gazage, présentées comme des sanatoriums, sont mises en place. «On annonçait aux victimes qu'elles allaient faire l'objet d'une évaluation physique et qu'elles allaient prendre une douche désinfectante. Au lieu de cela, elles étaient tuées dans des chambres à gaz avec du monoxyde de carbone pur», rapporte le site de l’United States Holocaust Memorial Museum (USHMM). Par la suite, les corps sont incinérés. Des urnes sont ensuite envoyées aux familles avec un certificat de décès donnant une cause et une date fictives.

Résultat : de janvier 1940 à août 1941, quelque 70.000 personnes furent assassinées dans le cadre de T4, selon les chiffres de l’administration hitlérienne (cités par Poliakov) elle-même. «Le nombre de victimes correspondait à peu près (…) à l’objectif fixé par les organisateurs en 1939 : un patient d’hôpital psychiatrique sur dix devaient être ‘‘saisi par l’action’’, soit au total 65.000 à 70.000 personnes. Et les statisticiens calculèrent même les économies ainsi réalisées en matière de logements, de vêtements et d’alimentation – jusqu’en 1951 ! Sans compter le personnel ‘‘libéré’’ pour d’autres tâches, les places disponibles pour des malades curables, les asiles transformés en hôpitaux…», selon Le Monde Diplomatique. Bel exemple de cynisme nazi.


 


Protestations

Mais les décès étant nombreux, l’affaire finit par s’ébruiter. «En été 1941, l’évêque de Limbourg (ouest) avertissait le ministère de la Justice que ‘‘les enfants quand ils se disputent, se disent : ‘Tu es fou, on t’enverra aux ‘fours de Hadamar’ !» (un des six centres d’euthanasie), rapporte Léon Poliakov dans Le Bréviaire de la haine… Il faut voir que «les familles touchées par les avis de décès, agitées de soupçons, les communiquaient à leur entourage. Les transports collectifs de malades (…) ne pouvaient rester inaperçus, et soulevaient l’émotion populaire», constate l’historien.

Un élément qui vient ainsi contredire une enquête officielle d’avril 1941 (citée par Le Monde Diplomatique). Si l’on en croit cette dernière, l’opinion semblait en phase avec ses dirigeants : «80%» des proches de malades mentaux assassinés «sont d’accord, 10% protestent et 10% sont indifférents».

Chose inouïe dans la société allemande de l’époque, on va assister à des mouvements de protestation spontanés. Ainsi, un rapport, en date de février 1941, émanant d’un responsable local (et cité par Léon Poliakov), signale que lors du transfert, à Erlangen (sud-est), de 57 pensionnaires d’un asile, «des spectateurs s’amassèrent en grand nombre, le chargement s’étant effectué dans la rue et non pas dans la cour de l’asile».

«Des scènes sauvages se seraient (alors) produites, car une partie des pensionnaires n’est pas montée volontairement, et les infirmiers ont dû faire usage de force», poursuit le document. Lequel précise qu’au cours de cet évènement, «des gens se sont laissés entraîner à des critiques de l’Etat national-socialiste». Et d’ajouter que «même des membres du parti se sont laissés aller jusqu’à pleurer avec les autres assistants»…

Cette émotion populaire facilite la «prise de position intraitable adoptée par les Eglises catholique et protestante», relève Léon Poliakov. Le 19 juillet 1940, le pasteur protestant Theophil Wurm écrit ainsi un courrier au ministre de l’Intérieur, Wilhelm Frick. Et le 3 août 1941, l’évêque catholique de Münster, Clemens August von Galen, dénonce publiquement en chaire les assassinats, rappelant la parole de l’Evangile : «Tu ne tueras point».

Quelques semaines plus tard, Hitler ordonne la fin du programme. Face «à une opposition spontanée et à des résistances délibérées, il se sentit contraint à faire machine arrière», estime Léon Poliakov. Même si le problème est éminemment complexe, voilà qui pose quelques questions sur l’attitude ultérieure du peuple allemand face à la Shoah…

 



Meurtres jusqu’à la fin de la guerre

L’ordre du Führer ne signe pas pour autant la fin des actions d’euthanasie. Dès août 1942, les assassinats reprennent. Et ce jusqu’aux tous derniers jours de la guerre. Mais cette fois, ils seront menés de manière plus discrète. Le mode opératoire a changé : les victimes sont tuées «par injection mortelle ou surdose de drogue administrée dans un certain nombre de cliniques à travers l’Allemagne et l’Autriche» (site du USHMM), donc de manière plus décentralisée. Dans le même temps, ces institutions affament systématiquement leurs pensionnaires. En tout, entre 1939 et 1945, entre 250.000 et 300.000 personnes auraient ainsi été assassinées, estiment les historiens.

Par rapport aux actions de l’époque 39-41, l’éventail des victimes s’est élargi notamment aux patients en gériatrie. On observe d’ailleurs qu’au printemps 1944, les autorités nazies demandent des rapports sur «l’état de l’opinion concernant une question très spéciale : la rumeur (courant) d’un bout à l’autre de l’Allemagne à propos de la mise à mort prématurée des personnes âgées», raconte Le Monde Diplomatique. Une manière de sonder le pouls de l’opinion, et de «mesurer les frontières du faisable». En clair, il s’agit de voir si l’euthanasie des personnes âgées serait acceptée par les Allemands, permettant ainsi de franchir une nouvelle étape en matière d’euthanasie.

Quoiqu’il en soit, ces différentes actions ont permis de tester la mise en œuvre de la «solution finale». Les spécialistes qui intervinrent dans le cadre de T4 utilisèrent leur «expérience» dans les camps d’extermination. «La technique d’une extermination efficace et discrète (…) a été mise au point, au stade du laboratoire, par des médecins et des savants allemands, avant d’être appliquée en grand et au stade industriel par la SS de Himmler», observe Léon Poliakov. Et de poursuivre : «Les malades mentaux d’Allemagne ont (ainsi) fait office de banc d’essai pour les Juifs d’Europe».

 



Source texte : Laurent Ribadeau Dumas - 2 septembre 2014 - France Télévisions - FranceTVinfo - Géopolis

Source image : Wikipedia

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 10:00

Une cérémonie militaire est organisée en son hommage, vendredi 12 septembre, à la pointe de Pen Hir (Camaret), en fin de matinée.



Etienne Schlumberger est né le 20 mars 1915 à Paris (8ème arr.). Son père, ingénieur, était capitaine d'aviation et fut tué en 1915.

Après ses études secondaires au lycée Janson de Sailly, il est reçu à l'Ecole centrale mais prépare de nouveau Polytechnique à Louis-Le-Grand et y est reçu en 1936. Il sorti 37ème de sa promotion en 1938 et choisit le Génie maritime.

Après un embarquement pour la dernière croisière avant la guerre du navire école Jeanne d'Arc, il entre à l'Ecole du Génie maritime. A sa sortie de l'Ecole, il est affecté à l'arsenal de Cherbourg à la section réparation des sous-marins, de février à juin 1940.

A l'arrivée des Allemands, le 19 juin 1940, ayant pu mettre les quatre sous-marins dont il avait la charge en état de flotter, il organise leur remorquage vers l'Angleterre puis, s'étant emparé d'une vedette des constructions navales, il rejoint, en mer, le sous-marin Ondine.

Il rallie la France libre au début de juillet 1940 et fait partie du petit groupe de ceux qui, sans grand succès, tentent de convaincre les marins français internés près de Liverpool de reprendre le combat.

Ayant demandé à embarquer, il est affecté enseigne de vaisseau de 1ère classe sur l'aviso Commandant Duboc. Il prend part à l'opération de Dakar en qualité d'officier adjoint au commandant Thierry d'Argenlieu, chef de mission des parlementaires dont la vedette est prise sous le feu des mitrailleuses de terre. Il se porte sans hésiter de l'avant à l'arrière de la vedette donnant à tous un exemple de sang-froid et de valeur militaire.

Puis il revient sur le Duboc lors de la tentative infructueuse de débarquement à Rufisque où le navire est pris à partie depuis la côte, avec trois tués à bord.

Après que le Duboc ait conduit le Général de Gaulle à Douala au Cameroun, Etienne Schlumberger est détaché auprès du commandant Thierry d'Argenlieu pour les opérations de ralliement du Gabon à la France libre, à bord de l'aviso colonial Savorgnan de Brazza ; ce dernier devant Libreville au début novembre 1940, subit le feu de l'aviso de Vichy Bougainville. Au cours du combat qui suit, le Bougainville est touché et abandonné par son équipage.

Il est alors promu au grade de lieutenant de vaisseau et retourne sur le Commandant Duboc comme officier en second. Début 1941, le Commandant Duboc prend part à la prise de l'Erythrée sur les Italiens puis revient en Angleterre en participant à des convois dans l'Atlantique dont certains sont très meurtriers.

Le 9 février 1942, il embarque comme officier en second sur le sous-marin Junon - qui est justement l'un de ceux dont il avait la garde à Cherbourg - basé en Ecosse. Il effectue de nombreuses patrouilles dans les fjords de Norvège et des opérations spéciales dont des débarquements d'agents et de commandos. Il est nommé commandant de la Junon en mars 1943 et amène le bâtiment en Afrique du nord début 1944.

La Junon est désarmée en août 1944 à Oran et l'équipage retourne en Angleterre pour armer le sous-marin Morse cédé par les Anglais.

En janvier 1945, il est appelé à l'Etat-major de l'amiral Nord, l'amiral Thierry d'Argenlieu et est promu capitaine de corvette en avril 1945. Il suit l'amiral Thierry d'Argenlieu en Indochine lorsque ce dernier y est nommé Haut-commissaire et devient chef du Bureau fédéral de Documentation.

En juin 1947 le commandant Schlumberger est nommé directeur des Etudes à l'Ecole navale puis exerce différentes fonctions tant à terre qu'en mer, en particulier le commandement du D.E. Sénégalais, puis, promu capitaine de frégate en octobre 1949, il commande le C.T. Kléber.

Il quitte la Marine en mars 1953 comme capitaine de frégate puis capitaine de vaisseau de réserve.



Il entre alors à la société Maritime Shell pour s'occuper d'abord des pétroliers. A cette occasion il participe au développement des transporteurs de gaz liquéfiés puis, pour Shell française, crée et dirige la Société française de stockages géologiques (Geostock).

Il prend sa retraite en avril 1975 et en profite pour faire le tour du monde à la voile.

Membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis 1997, Etienne Schlumberger est décédé le 9 septembre 2014 à Crozon dans le Finistère.



• Grand Officier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 1939-1945 ( 2 citations )
• Médaille de la Résistance française avec rosette
• Médaille Coloniale avec agrafe "Erythrée"
• Distinguished Service Cross (GB)
• Ordre de Dannebrog (Danemark)
• Ordre du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Ordre du Christ (Portugal)


Publication :

• L'Honneur et les rebelles de la Marine française (1940-1944), Maisonneuve et Larose, Paris 2004
Réédité sous le titre
• Les Combats et l’Honneur des Forces navales françaises libres 1940-1944, Le cherche midi, Paris 2007


Source texte : Ordre de la Libération
 

 



 

photo droits réservés AFP

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NdR : Après le décès du capitaine de vaisseau Etienne Schlumberger, le 9 septembre 2014, nous comptons 18 Compagnons de la Libération vivants.
 

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 16:29

La Coupole, Centre d’Histoire et de Mémoire du Nord–Pas-de-Calais accueille à partir du 5 septembre 2014 et jusqu'au 30 août 2015, l’exposition « De l’ombre à la lumière : la Libération du Nord–Pas-de-Calais (1944 - 1945) », réalisée par Laurent Thiery, Docteur en Histoire, Historien de La Coupole et Laurent Seillier, Professeur d’Histoire missionné auprès du service pédagogique de La Coupole.

Exposition labellisée par le ministère de la Défense dans le cadre des projets nationaux de commémoration des 70 ans de la Libération.

À l’occasion du 70ème anniversaire de la Libération du Nord–Pas-de-Calais, La Coupole propose de célébrer cet évènement. Une nouvelle exposition temporaire sera présentée dans le Centre d’Histoire et de Mémoire. Celle-ci se propose de faire comprendre aux visiteurs dans quelles circonstances s’est déroulée la Libération de notre région.

Au début de l’année 1944, la population du Nord et du Pas-de-Calais attend avec impatience et avec angoisse le débarquement des troupes alliées en France. Persuadés que celui-ci se déroulera dans le Nord de la France, les Allemands ont concentré leurs troupes dans ce secteur et considérablement fortifié les défenses côtières du mur de l’Atlantique.

Notre région est également une zone privilégiée pour l’implantation des sites de tirs des nouvelles armes V d'Hitler.

Cette longue attente est marquée par des épisodes tragiques : bombardements meurtriers et intensification de la répression (massacre d’Ascq, arrestations, exécutions et déportations de résistants, ...).

Au grand soulagement de la population, le débarquement intervient en Normandie.

Après 100 jours de bataille, Paris est libéré le 25 août 1944, l’armée allemande entame alors son reflux. À la fin du mois d’août, les armées alliées positionnées sur la Somme se préparent à libérer notre région.

En quelques jours seulement, entre le 1er et le 5 septembre 1944, la quasi-totalité du Nord–Pas-de-Calais passe aux mains des troupes alliées composées d’unités américaines, britanniques, canadiennes et polonaises. Les images de joie prises alors contrastent avec les dernières exactions commises par les nazis (exécutions sommaires, départ du dernier « train de Loos », découverte des charniers, ...) et celles de l’épuration sauvage (règlements de comptes, femmes tondues, ...).

Avec plus de 150 photographies et documents d’archives inédits, cette exposition se propose de faire comprendre aux visiteurs dans quelles circonstances s’est déroulée la libération de notre région.

 

 

Pour plus d'informations sur l'exposition, contacter Madame Hélène Gournay, 

service pédagogique de La Coupole

Tél. : 03 21 12 27 30

Exposition : De l'ombre à la lumière : la Libération du Nord-Pas-de-Calais (1944-1945)
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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 16:13

29 août 1944 - 29 août 2014

7Oème anniversaire

 

Sur le site du ministère de la Défense

Chemins de Mémoire

 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-liberation-de-marseille

 

La libération de Marseille
La libération de Marseille
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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 14:49

Le Centre Européen du Résistant Déporté (CERD) et le Souvenir français vous convient à la cérémonie-hommage aux Résistants du groupe Alliance et du Groupe Mobile Alsace Vosges (GMAV)

 

Dimanche 31 août 2014

 

Programme de la cérémonie

 

 

70ème anniversaire de l'assassinat des Résistants du groupe Alliance et du GMAV
70ème anniversaire de l'assassinat des Résistants du groupe Alliance et du GMAV
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 20:17

Deux sites dans le Pas-de-Calais

- LA COUPOLE à Helfaut

(où est encore visible jusque fin août l'exposition de la Fondation de la Résistance

"les cheminots dans la Résistance")


http://www.lacoupole-france.com/

 

 

 

la Coupole à Helfaut
la Coupole à Helfaut

la Coupole à Helfaut

 

- le BLOCKHAUS d'Eperlecques
le plus gros blockhaus jamais réalisé,

environ 100 m de long sur une hauteur de 30 m.

200 000 tonnes de béton, 20 000 tonnes d'acier.

Base de lancement de V1 et V2


http://www.leblockhaus.com/fr/

 

 

le Blockhaus d'Eperlecques
le Blockhaus d'Eperlecques

le Blockhaus d'Eperlecques

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 21:21

 

Magnifique parade navale et aérienne aujourd'hui

sur la côte varoise pour le 7Oème anniversaire

du débarquement de Provence le 15 août 1944


 

 

parade navale 15 aout 2014

 

droits photo : Défense Méditerrannée

 


 


Programme détaillé et déroulement, cliquer ci-dessous : 

 

Cérémonies internationales du 15 août : 7Oème anniversaire du débarquement en Provence  

 

 

 

 

Gérard Bocquery


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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 14:49

 

CENTENAIRE

 

 

lieut de gaulle

 

Il y a 100 ans, le 15 août 1914, le Lieutenant de Gaulle était blessé, à Dinant, en Belgique

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 10:41

 

PA Charles-De-Gaulle

Le porte-avions "Charles de Gaulle"

 

 

7Oème anniversaire du débarquement en Provence


15 août 1944 - 15 août 2014

 

 

UNE GRANDE REVUE NAVALE ET AERIENNE DE CANNES A TOULON...

 

 


Pour celles et ceux d'entre vous qui se trouveront dans le Var ce vendredi 15 août, le défilé naval et aérien pour le 70ème anniversaire du Débarquement en Provence s'annonce grandiose, entre Cannes et la rade de Toulon. Défilé qui s'apparente à une grande fête de la Marine nationale.


C'est la frégate de défense aérienne "Forbin" qui ouvrira le défilé naval.

Voici le programme détaillé et la liste des navires (et leurs immatriculations pour les suivre de loin, n'oubliez pas vos jumelles !)

Le défilé partira de Cannes et du Cap d'Antibes à 12 heures pour arriver en rade de Toulon vers 19 heures.

Le porte-avions "Charles de Gaulle" sera lui au mouillage à Toulon et les bâtiments militaires viendront le saluer à partir de 19 heures.

Un défilé aérien, avec la participation de la Patrouille de France, se déroulera à la même heure.

Clôture de la cérémonie à 22 heures par un feu d'artifice tiré du Fort Saint-Louis.

 


4 TABLEAUX

4 tableaux avec un total de 21 navires français et étrangers qui "défileront" le long des côtes varoises.
Voici la composition du défilé (je vous donne, entre parenthèses, l'immatriculation des navires pour ceux qui les suivront depuis la côte avec des jumelles) :



Tableau 1 (groupe aéronaval) :
frégate de défense aérienne "Forbin" (D620), frégate anti-aérienne "Jean-Bart" (D615) , frégate anti sous-marine "Jean de Vienne" (D643), frégate légère furtive "Aconit" (F713), pétrolier-ravitailleur "Meuse" (A607), sous-marin nucléaire d'attaque "Perle" (S606), plus des avions, un Rafale marine, un Mirage 2000 N, un super Etendard modernisé, un E2C Hawkeye, un Atlantique 2 et un hélicoptère Caïman.

 

Tableau 2 (groupe amphibie) :
bâtiment de projection et de commandement "Tonnerre" (L9014), transport de chalands de débarquement "Siroco" (L9012), Engin de débarquement rapide, "USS Mount Whitney" le navire amiral de la 6ème Flotte américaine de la mer méditerranée (LCC 20), frégate de défense aérienne "Chevalier-Paul" (D621), "HMS Echo" bâtiment de surveillance en mer britannique (H87), plus des avions, deux Rafales marine, deux hélicoptères (un Caïman et un Tigre).



Tableau 3 (sécurité maritime) :
frégate légère furtive "Guepratte" (F714), aviso "Commandant Birot" (F796), bâtiment auxiliaire "Soummam" (Algérie, 937), frégate "Sultan Moulay Ismail" (Maroc, 614), patrouilleur "La Galite" (Tunisie, 501), plus des avions, un Falcon 50 marine, 1 Atlantique 2, deux hélicoptères (un Dauphin, 1 Panther).

 

Tableau 4 (groupe de guerre des mines) :
bâtiment base de plongeurs démineurs "Pluton" (M622), chasseur de mines "Capricorne" (M953), les chasseurs de mines britanniques "HMS Quorn" (M41) et "HMS Ramsey" (M110).

 

 


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