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  • : Mémorial du wagon de la déportation
  • Mémorial du wagon de la déportation
  • : Pérenniser la mémoire de la déportation par le transport ferroviaire par la réalisation d'un Mémorial devant avoir pour bases deux wagons conformes à ceux utilisés au départ de Compiègne entre 1942 et 1944. Dans le respect absolu de la vérité historique, qui n'est pas le cas actuellement.
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  • Gérard BOCQUERY
  • Gardien et passeur de Mémoire. Défenseur du respect de la vérité historique. Créateur et administrateur de ce site dédié à la Mémoire de la Déportation.
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La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu'un individu. (Ferdinand LOT)

 

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mars 2010

 

 

 

24

 

 

 

Transport parti le 2 juillet 1944 de Compiègne

et arrivé le 5 juillet 1944 au KL Dachau

 

Effectif recensé : 2 162 hommes

Matricules extrêmes : 76418 - 78047

 

Situations :

Décédés durant le transport : 530 (24,5 %)

Décédés et disparus en déportation : 574 (26,6 %)

Rentrés de déportation : 947 (43,8 %)

Situations non connues : 111 (5,1 %)

 

 

 

 

Ce transport est le cinquième parti de France à prendre la direction du KL

Dachau depuis le débarquement de Normandie. C’est aussi le plus important

qui ait jamais quitté Compiègne. Il est resté tristement célèbre sous le nom de

« Train de la mort » en raison du nombre élevé des décès survenus durant le

voyage : 530 hommes au moins, recensés par la FMD, trouvent la mort à

l’intérieur des wagons pendant les 4 jours de trajet.

Le dimanche 2 juillet 1944, vers 9 heures 15, le train n° 7909 s’ébranle sous

une légère bruine de la gare de Compiègne en direction de l’Allemagne. Dans

chacun des 22 wagons, les nazis ont entassé une centaine d’hommes. Avant

Soissons, le soleil fait son apparition et la chaleur envahit rapidement les

wagons, d’autant plus que le train roule lentement et observe des arrêts

fréquents. A 11 heures 05, le sabotage de la voie l’oblige à stopper au

niveau de Saint-Brice, quelques kilomètres avant Reims. Les dégâts sont peu

importants et le transport reprend sa route après trois heures d’arrêt sous un

soleil de plomb. Il s’immobilise ensuite une première fois en gare de Reims. La

chaleur, le manque d’eau et l’asphyxie sont déjà à l’origine d’une centaine de

décès. Le convoi repart vers 15 heures 10, mais, après un court trajet, un

nouveau sabotage est à l’origine du déraillement de la locomotive au niveau

de l’aiguillage du dépôt de Bétheny. Les wagons sont ramenés par un tracteur

de manoeuvre à la gare de Reims, sur une voie de garage, où ils stationnent en

plein soleil en attendant le relèvement de la locomotive. Les morts se succèdent

pendant ce long arrêt alors que la chaleur est devenue suffocante. Des détenus

médecins appellent les services sanitaires et les nazis entrouvrent quelques

portes. Dans certains wagons, les hommes, poussés par la folie, s’entretuent.

Enfin, vers 20 heures, le train reprend sa route vers l’Est et roule toute la nuit.

Le 3 juillet, en fin de matinée, le transport s’arrête à Revigny, à quelques

kilomètres au nord-ouest de Bar-le-Duc. Les cadavres de la veille commencent

à se décomposer et les Allemands décident d’ouvrir les portes. Ils font

descendre les survivants et en désignent quelques-uns pour enlever les

corps et les transporter dans des voitures libérées à cet effet. Les agonisants

sont achevés sur le ballast d’une balle dans la tête. D’autres détenus sont

chargés du ravitaillement en eau, alors que la pluie tombe à torrent. Ces opérations

terminées, les détenus sont regroupés dans les wagons, puis le n° 7909

quitte Revigny vers 15 heures. Les scènes de violence se poursuivent et le

calme ne revient qu’en soirée, alors que le convoi franchit la Moselle et s’arrête

vers 21 heures 50 en gare de Novéant, devenue gare-frontière depuis l’annexion

de fait de l’Alsace-Moselle. Les Allemands comptent alors

450 cadavres dont la plus grande partie a péri lors de la première journée de

trajet.

Le 4 au matin, le train quitte Novéant vers 7 heures 15 en direction de

Sarrebourg où il s’immobilise en fin de matinée. Les portes s’ouvrent et des

infirmières de la Croix-Rouge allemande s’avancent pour distribuer de la soupe

et de l’eau. Mais, vers 15 heures 15, les Allemands interrompent brutalement le

ravitaillement et ordonnent le départ. Le train rejoint Strasbourg par la trouée de

Saverne, puis il s’enfonce en Allemagne en passant par Karlsruhe, Pforzheim,

Stuttgart, Ulm, Burgau, Augsbourg et Munich. Après un dernier arrêt dans cette

ville, il arrive à Dachau-gare le mercredi 5 juillet vers 15 heures. Une heure et

demie plus tard, les survivants font leur entrée au KL Dachau alors que les

corps sans vie sont retirés du train puis transportés directement au crématoire

sans être enregistrés. La FMD a recensé 1632 survivants immatriculés au KL

Dachau le 5 et le 6 juillet 1944.

Ce transport s’inscrit dans le contexte particulier du début de la libération du

territoire français par les troupes alliées. Le répression allemande s’est

amplifiée depuis plusieurs mois en raison du développement de la lutte

armée contre l’occupant. Le démantèlement des groupes de résistance et les

rafles de représailles sont à l’origine du plus grand nombre des arrestations.

Parmi les résistants de ce transport, on peut citer Claude Lamirault et Charles

Serre, qui sont faits tous les deux Compagnons de la Libération après la guerre.

Le premier est le créateur du réseau « Jade Fitzroy », le second devient chef

national du mouvement « Résistance » et rédacteur en chef de la feuille clandestine

du même nom, après l’arrestation en octobre 1943 de Jacques Destrée,

qui l’avait désigné comme son successeur. Il participe à Paris à la création du

Mouvement de Libération Nationale (MLN).

Si des hommes de ce transport ont été arrêtés dès la fin de l’année 1940,

en particulier des communistes ou des droit commun, le nombre des arrestations

reste assez limité jusqu’au début de l’année 1944. Elles ont lieu dans de

nombreuses régions, mais plusieurs se distinguent plus particulièrement : le

Bassin Parisien, la Bretagne, le Val-de-Loire, le Centre, le Sud-Ouest et le

Rhône-Alpes. Poussés par le temps, les Allemands décident de vider les

prisons et regroupent ces hommes au camp de Compiègne-Royallieu, où ils

ne séjournent que peu de temps avant d’être acheminés vers l’Allemagne :

98 % des déportés du « Train de la mort » ont été internés à Compiègne en

mai et juin 1944.

Le transport du 2 juillet à destination du KL Dachau regroupe donc une

majorité de résistants et de personnes prises au cours de rafles de représailles

opérées par les Allemands. Parmi ces opérations, il faut citer celles menées par

la division SS Das Reich lors de sa remontée vers la Normandie, en juin 1944.

Le 8, par exemple, elle lance une attaque contre le maquis de Gabaudet (Lot).

Le 9, elle opère une rafle massive parmi la population masculine de la ville de

Tulle (Corrèze) : environ 200 hommes sont arrêtés et 99 sont pendus aux

réverbères et aux balcons de la ville, alors que les autres sont conduits à

Compiègne puis déportés en Allemagne. Le lendemain, elle agit de même à

Masléon (Haute-Vienne).

Le centre du pays n’est pas le seul théâtre de la répression allemande. En

février 1944, des rafles et des attaques contre le maquis sont à l’origine d’une

quinzaine d’arrestations en Haute-Savoie. On peut aussi citer les 7 membres

des réseaux Arc-en-Ciel et Turma-Vengeance arrêtés par la Gestapo dans la

nuit du 6 au 7 juin 1944, à Villers-Cotterêt et à Largny, dans l’Aisne. Le 9 juin

1944, une vingtaine d’hommes, membres de la résistance ou déserteurs des

Chantiers de Jeunesse, sont raflés en gare de Toulouse puis transférés à la

prison Saint-Michel ou à la caserne Cafarelli, avant d’être conduits à

Compiègne. Le 10 et 11 juin, 10 FFI du Corps Franc Liberté sont arrêtés à

La Ferté -Saint-Aubin (Loiret), puis transférés à Orléans quelques jours avant

leur départ pour Compiègne. Autant d’exemples qui pourraient être multipliés

pour montrer l’intensité de la répression allemande sur l’ensemble du territoire

français.

Par ailleurs, un groupe de 50 prisonniers de la centrale d’Eysses fait

également partie du transport du 2 juillet 1944. L’échec de la mutinerie du

19 février 1944 conduit à l’évacuation totale de ses détenus vers le camp de

Compiègne alors que les meneurs sont envoyés à la prison de Blois. La quasi

totalité des hommes arrivés à Compiègne le 3 juin 1944 quittent la France dans

le transport du 18 juin 1944 à destination du KL Dachau. Les 36 détenus de

Blois ainsi que leurs camarades restés à l’infirmerie du camp de Compiègne

sont intégrés au transport suivant, celui du 2 juillet 1944. Il s’agit souvent de

militants communistes ou de patriotes arrêtés dès 1940 ou 1941.

Au moment du départ pour l’Allemagne, les anciens d’Eysses parviennent à

rester groupés (environ 30 dans un wagon, 20 dans un autre). Ils organisent la

répartition des vivres et de l’eau, se préoccupent de l’hygiène, grâce

notamment à l’autorité des deux médecins du groupe, Paul Weil et Stéphane

Fuchs. Enfin, ils réussissent à imposer la discipline entre les déportés. Seuls

4 anciens d’Eysses décèdent lors de ce tragique transport. Par ailleurs,

13 autres trouvent la mort au cours de leur déportation : 3 à Flossenbürg, 3 à

Hersbruck, 2 à Dachau, 1 à Buchenwald (après la libération du camp), 1 à

Ohrdruf, 1 à Vaihingen, 1 dans la baie de Lübeck-Neustadt et 1 à Sandbostel

(avant le rapatriement). La solidarité entre les Eyssois a sans nul doute joué et

elle explique, en partie, une relative sous-mortalité à l’intérieur de ce groupe (un

tiers de décès environ contre 51 % pour l’ensemble du transport).

Peu nombreux sont les déportés arrivés au KL Dachau le 5 juillet 1944 à

rester au camp central. Après une période de quarantaine, ils sont pour le plus

grand nombre affectés dans des Kommandos extérieurs. 463, au moins, sont

dirigés sur des Kommandos de Natzweiler (Neckarelz et Neckargerach surtout,

mais aussi Leonberg et Vaihingen). Pour la majorité, le transfert s’effectue le

22 juillet 1944 et ils reçoivent à leur arrivée, le 24, des matricules dans la série

des « 21000 ». Au total, 142 trouvent la mort pendant leur déportation (30,7 %).

Par ailleurs, 223, au moins, quittent Dachau le 25 août 1944 pour le

Kommando d’Hersbruck dépendant du KL Flossenbürg, où ils sont immatriculés des numéros 20375 à 21365. C’est parmi ce groupe que l’on relève le

taux de décès le plus élevé puisque 183 meurent en déportation (82 %).

Enfin, 134, au moins, gagnent le Kommando d’Allach, à quelques kilomètres

au sud du camp central, dans plusieurs transports semble-t-il, à la fin

du mois de juillet et au début du mois d’août 1944. Ce groupe est celui qui

enregistre le moins de décès : 19 périssent durant leur déportation (14,2 %).

Au total, le taux de décès parmi les déportés immatriculés le 5 juillet 1944

au KL Dachau s’élève à 35,2 %.

 

 

 

 

Maurice Voutey et Arnaud Boulligny

 

 

 

 

~~~~~~

 

 

 

 

 

Ces pages sont extraites du :

 

 

LIVRE-MEMORIAL

des déportés de France

arrêtés par mesure de répression

et dans certains cas par mesure de persécution

1940-1945

 

 

 

Fondation pour la Mémoire de la Déportation

 

 

 

 

 

© copyright 2004 - Editions Tirésias

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