Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Contact

  • : Mémorial du wagon de la déportation
  • : Pérenniser la mémoire de la déportation par le transport ferroviaire par la réalisation d'un Mémorial devant avoir pour bases deux wagons conformes à ceux utilisés au départ de Compiègne entre 1942 et 1944. Dans le respect absolu de la vérité historique, qui n'est pas le cas actuellement.
  • Contact

Présentation

  • Gérard BOCQUERY
  • Gardien et passeur de Mémoire. Défenseur du respect de la vérité historique. Créateur et administrateur de ce site dédié à la Mémoire de la Déportation.
  • Gardien et passeur de Mémoire. Défenseur du respect de la vérité historique. Créateur et administrateur de ce site dédié à la Mémoire de la Déportation.

 

 

 

 

 

0001

 

 

La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu'un individu. (Ferdinand LOT)

 

____________________________________

MduWeb banniere 120.60

 

 

 

Click for Compiègne, France Forecast
 
 __________________
Le contenu de ce site
est protégé par la loi

sceau1anreproduction
rigoureusement
interdite


Droits d'auteur déposés
enregistrement
n° 00047937

Copyright Gérard BOCQUERY
__________________________
 

 

 

 

.
 

Recherche

CNRD

2016-2017

CLIC ICI

 


CONVOI DE NUIT

 

PLUS JAMAIS CA !

120px-Red triangle French svg

N'OUBLIONS JAMAIS !

convoi-arriv-e-de-nuit-wagon.jpg

 

 

 

croix de lorraine le déporté

Pensez à votre référencement gratuit.

Agenda

 

 

 

 

~~~~~~

 

 

 

 

 

C N R D 

 

 

 

 


~~

 

 

 

 

 

 

 
18 juin 1940 - 18 juin 2017
18 juin de gaulle77ème anniversaire

 

______________________________

 

 

 

Convoi-du-15-mars-1943.jpgN'OUBLIONS JAMAIS !


______________________________

 

 

 

 

-

 

CONDAMNATIONS d'Alain Lorriaux & de l'Association

Mémorial du Wagon de la Déportation

 

TGI - Condamnation en derniere instance du 5 septembre 2013

 

TGI - Condamnation du 6 mai 2014

__

Derniers Articles Publiés

  • 78ème anniversaire de L'APPEL
    Commémoration dans toutes les communes de France du 78ème anniversaire de L'APPEL HISTORIQUE DU GENERAL DE GAULLE à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi. Le 19 mars 2006 a été publié au Journal Officiel n° 67 un décret instituant...
  • Bonne année 2018
    Recevez tous mes voeux de bonne année 2018
  • Congrès 2017 de l'UNADIF et de la FNDIR
    Les CONGRES NATIONAUX 2017 de l'UNADIF et de la FNDIR ont lieu du 30 juin au 3 juillet à GRENOBLE Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance
  • 77ème anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940
    DIMANCHE 18 JUIN 2017 Commémoration dans toutes les communes de France du 77ème anniversaire de L'APPEL HISTORIQUE DU GENERAL DE GAULLE à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi. Le 19 mars 2006 a été publié au Journal Officiel n°...
  • Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation
    MESSAGE POUR LA JOURNEE NATIONALE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET HEROS DE LA DEPORTATION DIMANCHE 30 AVRIL 2017 Comme chaque année, ce dernier dimanche d'avril est consacré à la Journée Nationale du Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation. La tragédie...
  • Congrès annuel de l'Amicale Nationale des Déportés Tatoués du Convoi du 27 avril 1944
    Philippe MARINI, Maire de Compiègne, Sénateur honoraire de l'Oise ; Joël DUPUY de MERY, Conseiller en charge des Relations avec l'Armée et les Associations patriotiques ; Danièle BESSIERE, Vice-Présidente de l'Amicale et Christophe DHAM, Vice-Président...
  • CNRD 2016-2017
    Comme chaque année, le site internet de l'UNADIF propose, aux élèves et aux enseignants, de nombreuses brochures d'aide à la préparation du concours L'épreuve individuelle (devoir sur table) aura lieu le vendredi 24 mars 2017 Rendez-vous sur le site UNADIF...
  • TRES BONNE ANNEE 2017
    Chères Amies, chers Amis, recevez mes meilleurs voeux pour l'année 2017 qui commence
  • Cérémonie au Mémorial de la France combattante
    SURESNES Dimanche 30 octobre 2016 Pas moins de 118 Drapeaux présents, lors de cette très émouvante cérémonie organisée par MEMOIRES DU MONT VALERIEN. 3 Drapeaux UNADIF-FNDIR étaient présents, 2 de l'Oise et 1 des Hauts-de-Seine. A l'année prochaine.....
  • Cérémonie à la Stèle FFI
    72ème anniversaire : Hommage aux Combattants de la Résistance tombés au cours des actions qui ont précédé la Libération de la ville de Compiègne en août 1944. Dimanche 28 août 2016 - 11 heures : Dépôt de gerbes et Appel des Morts au Monument des Résistants...

Histoire Et Evenements

Pour me contacter

3 moyens

pour me contacter :

1)- LE LIVRE D'OR est
à votre disposition
plus bas

2)- Rendez - vous plus haut, dans le module :
CONTACTEZ - MOI


3)- Vous pouvez aussi

ECRIRE UN COMMENTAIRE
 au bas de chaque article.

  ------

 

N'hésitez pas à

Inscrire vos commentaires,

remarques ou suggestions.

Prendre contact.

Poser des questions.

  Etc...

 

.

 

 

Ajoutez votre site  

 

 

 

 

____________

 

W

 

 

 

Catégories

LE LIVRE D'OR

pays des visiteurs

free counters

 

 

d'octobre 2009 à aujourd'hui

plus de 205 000 visiteurs de 147 pays

GRAND MERCI à toutes & à tous

 

 

 

-

 

 

 memorial wagon deportation
memorial wagon deportationmemorial wagon deportation arte passion
Arte Passion

---

 

 

 

MduWeb banniere 120.60 TOP DES SITES DANS LE MONDE Votez pour ce site

13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 21:04
"L'autorisation" d'Hitler datée du 1er septembre 1939 lance le programme T4

"L'autorisation" d'Hitler datée du 1er septembre 1939 lance le programme T4

L’Allemagne a inauguré le 2 septembre 2014 à Berlin un monument consacré aux victimes des crimes d’euthanasie commis par le régime hitlérien. Le programme d’euthanasie de ce dernier, qui entendait supprimer «des vies indignes d’être vécues», a fait plusieurs centaines de milliers de victimes : handicapés, malades mentaux… Des massacres qui ont précédé et testé la «solution finale».
 

 


Le 1er septembre 1939, Adolf Hitler signe un décret autorisant le lancement du programme T4 (abréviation renvoyant à l’adresse de l’organisation qui s’en occupe, installée au Tiergartenstrasse 4 à Berlin). L’opération est évidemment classée secret d’Etat. T4 étant un euphémisme, habituel chez les nazis, pour masquer la réalité d’un programme d’euthanasie, en clair l’extermination systématique des handicapés physiques et mentaux, enfants et adultes placés dans des institutions. Une opération en lien avec l’orientation idéologique d’un régime qui entend favoriser la «pureté» de la «race aryenne» par la «suppression de vies indignes d’être vécues» (expression citée par Léon Poliakov, Le Bréviaire de la haine, Calmann-Lévy, 1951).
 

 


Campagne de stérilisation massive

Dès juin 1933, moins de six mois après l’installation du pouvoir national-socialiste avait été publiée une loi «sur la prévention des maladies héréditaires chez les enfants». Un texte qui indique clairement la position eugénique (sélection des êtres humains) du nouveau pouvoir, dont on trouve des échos ailleurs en Europe dans la première moitié du XXe siècle. Objectif, selon les mots d’Hitler lui-même : améliorer «la race et la santé du peuple, jusqu’à la création de l’homme nouveau».

Dans la foulée de ce texte a été organisée une vaste action de stérilisation massive de personnes souffrant de troubles mentaux, des handicapés physiques, «voire des sourds ou des aveugles héréditaires» (selon le site atlantico.fr). Selon des estimations publiées par le journal allemand Focus, entre 360.000 et 400.000 personnes auraient ainsi été stérilisées de force. 6 000 seraient mortes des suites de complications pendant l’intervention elle-même.

En juillet 1939, le régime nazi franchit un pas supplémentaire dans son entreprise eugénique en décidant le programme d’euthanasie T4. Lequel est suivi par le chef de la chancellerie personnelle du Führer et son médecin particulier. «Plusieurs psychiatres allemands de renom» apportent au T4 «un soutien actif et enthousiaste», observe Léon Poliakov, pionnier de l’histoire de la Shoah.

Des commissions de médecins «sélectionnent» alors des enfants et des adultes «anormaux» en se fondant souvent sur les dossiers des patients. Sont choisis «ceux qui ne peuvent plus travailler et qui ne présentent plus d’utilité pour la société», selon une terminologie rapportée par Focus. Les victimes «furent rapidement transférées d’un établissement à l’autre, afin de rendre plus difficiles les recherches de proches inquiets», raconte Le Monde Diplomatique.


 


Premiers gazages

Dans le cadre du programme T4, six installations de gazage, présentées comme des sanatoriums, sont mises en place. «On annonçait aux victimes qu'elles allaient faire l'objet d'une évaluation physique et qu'elles allaient prendre une douche désinfectante. Au lieu de cela, elles étaient tuées dans des chambres à gaz avec du monoxyde de carbone pur», rapporte le site de l’United States Holocaust Memorial Museum (USHMM). Par la suite, les corps sont incinérés. Des urnes sont ensuite envoyées aux familles avec un certificat de décès donnant une cause et une date fictives.

Résultat : de janvier 1940 à août 1941, quelque 70.000 personnes furent assassinées dans le cadre de T4, selon les chiffres de l’administration hitlérienne (cités par Poliakov) elle-même. «Le nombre de victimes correspondait à peu près (…) à l’objectif fixé par les organisateurs en 1939 : un patient d’hôpital psychiatrique sur dix devaient être ‘‘saisi par l’action’’, soit au total 65.000 à 70.000 personnes. Et les statisticiens calculèrent même les économies ainsi réalisées en matière de logements, de vêtements et d’alimentation – jusqu’en 1951 ! Sans compter le personnel ‘‘libéré’’ pour d’autres tâches, les places disponibles pour des malades curables, les asiles transformés en hôpitaux…», selon Le Monde Diplomatique. Bel exemple de cynisme nazi.


 


Protestations

Mais les décès étant nombreux, l’affaire finit par s’ébruiter. «En été 1941, l’évêque de Limbourg (ouest) avertissait le ministère de la Justice que ‘‘les enfants quand ils se disputent, se disent : ‘Tu es fou, on t’enverra aux ‘fours de Hadamar’ !» (un des six centres d’euthanasie), rapporte Léon Poliakov dans Le Bréviaire de la haine… Il faut voir que «les familles touchées par les avis de décès, agitées de soupçons, les communiquaient à leur entourage. Les transports collectifs de malades (…) ne pouvaient rester inaperçus, et soulevaient l’émotion populaire», constate l’historien.

Un élément qui vient ainsi contredire une enquête officielle d’avril 1941 (citée par Le Monde Diplomatique). Si l’on en croit cette dernière, l’opinion semblait en phase avec ses dirigeants : «80%» des proches de malades mentaux assassinés «sont d’accord, 10% protestent et 10% sont indifférents».

Chose inouïe dans la société allemande de l’époque, on va assister à des mouvements de protestation spontanés. Ainsi, un rapport, en date de février 1941, émanant d’un responsable local (et cité par Léon Poliakov), signale que lors du transfert, à Erlangen (sud-est), de 57 pensionnaires d’un asile, «des spectateurs s’amassèrent en grand nombre, le chargement s’étant effectué dans la rue et non pas dans la cour de l’asile».

«Des scènes sauvages se seraient (alors) produites, car une partie des pensionnaires n’est pas montée volontairement, et les infirmiers ont dû faire usage de force», poursuit le document. Lequel précise qu’au cours de cet évènement, «des gens se sont laissés entraîner à des critiques de l’Etat national-socialiste». Et d’ajouter que «même des membres du parti se sont laissés aller jusqu’à pleurer avec les autres assistants»…

Cette émotion populaire facilite la «prise de position intraitable adoptée par les Eglises catholique et protestante», relève Léon Poliakov. Le 19 juillet 1940, le pasteur protestant Theophil Wurm écrit ainsi un courrier au ministre de l’Intérieur, Wilhelm Frick. Et le 3 août 1941, l’évêque catholique de Münster, Clemens August von Galen, dénonce publiquement en chaire les assassinats, rappelant la parole de l’Evangile : «Tu ne tueras point».

Quelques semaines plus tard, Hitler ordonne la fin du programme. Face «à une opposition spontanée et à des résistances délibérées, il se sentit contraint à faire machine arrière», estime Léon Poliakov. Même si le problème est éminemment complexe, voilà qui pose quelques questions sur l’attitude ultérieure du peuple allemand face à la Shoah…

 



Meurtres jusqu’à la fin de la guerre

L’ordre du Führer ne signe pas pour autant la fin des actions d’euthanasie. Dès août 1942, les assassinats reprennent. Et ce jusqu’aux tous derniers jours de la guerre. Mais cette fois, ils seront menés de manière plus discrète. Le mode opératoire a changé : les victimes sont tuées «par injection mortelle ou surdose de drogue administrée dans un certain nombre de cliniques à travers l’Allemagne et l’Autriche» (site du USHMM), donc de manière plus décentralisée. Dans le même temps, ces institutions affament systématiquement leurs pensionnaires. En tout, entre 1939 et 1945, entre 250.000 et 300.000 personnes auraient ainsi été assassinées, estiment les historiens.

Par rapport aux actions de l’époque 39-41, l’éventail des victimes s’est élargi notamment aux patients en gériatrie. On observe d’ailleurs qu’au printemps 1944, les autorités nazies demandent des rapports sur «l’état de l’opinion concernant une question très spéciale : la rumeur (courant) d’un bout à l’autre de l’Allemagne à propos de la mise à mort prématurée des personnes âgées», raconte Le Monde Diplomatique. Une manière de sonder le pouls de l’opinion, et de «mesurer les frontières du faisable». En clair, il s’agit de voir si l’euthanasie des personnes âgées serait acceptée par les Allemands, permettant ainsi de franchir une nouvelle étape en matière d’euthanasie.

Quoiqu’il en soit, ces différentes actions ont permis de tester la mise en œuvre de la «solution finale». Les spécialistes qui intervinrent dans le cadre de T4 utilisèrent leur «expérience» dans les camps d’extermination. «La technique d’une extermination efficace et discrète (…) a été mise au point, au stade du laboratoire, par des médecins et des savants allemands, avant d’être appliquée en grand et au stade industriel par la SS de Himmler», observe Léon Poliakov. Et de poursuivre : «Les malades mentaux d’Allemagne ont (ainsi) fait office de banc d’essai pour les Juifs d’Europe».

 



Source texte : Laurent Ribadeau Dumas - 2 septembre 2014 - France Télévisions - FranceTVinfo - Géopolis

Source image : Wikipedia

Partager cet article
Repost0
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 16:13

29 août 1944 - 29 août 2014

7Oème anniversaire

 

Sur le site du ministère de la Défense

Chemins de Mémoire

 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-liberation-de-marseille

 

La libération de Marseille
La libération de Marseille
Partager cet article
Repost0
15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 14:49

 

CENTENAIRE

 

 

lieut de gaulle

 

Il y a 100 ans, le 15 août 1914, le Lieutenant de Gaulle était blessé, à Dinant, en Belgique

Partager cet article
Repost0
5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 12:43

 

 

MONTLUC le-convoi-du-11-aout-1944

 

 

Le convoi du 11 août 1944, les derniers déportés de Lyon


 

 

À l’occasion de la commémoration des 70 ans de la Libération, le Mémorial de la prison Montluc a souhaité faire la lumière sur la période des derniers mois de l’occupation allemande à Lyon et notamment sur l’intensification de la répression à l’encontre des
Résistants et des Juifs détenus à Montluc.

 
Le 11 août 1944, quelque 650 détenus, principalement sortis de la prison Montluc mais aussi pour une centaine d’entre-eux de la prison française de Saint-Paul, quittent Lyon pour être transférés vers les camps de transit parisiens.

 

La libération du territoire par les Alliés ainsi que l’intensification des actions de la Résistance, empêchent ce transfert d’atteindre Compiègne, Drancy ou Romainville, d’où ces hommes, femmes et enfants devaient ensuite être déportés.

 

Les Allemands décident alors que ce convoi doit rejoindre directement, en voitures de
voyageurs, les camps de Natzweiler-Struthof, de Ravensbrück et d'Auschwitz-Birkenau.


 

 

Exposition visible jusqu'au 24 décembre 2014

 
  

 

 

Téléchargement du dossier de presse de l'exposition

 

 

 

Gérard BOCQUERY

 

.

 

Partager cet article
Repost0
2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 22:01

 

 

logo centenaire 14 18

 

CENTENAIRE



3 août 1914 - 3 août 2014

 

 


Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France


 

 

 

SARAJEWO Attentat

l'assassinat de l'archiduc

 

 

 

  L’assassinat à Sarajevo de l’archiduc héritier d’Autriche-Hongrie, François-Ferdinand de Habsbourg, par un jeune nationaliste serbe, le 28 juin 1914, donne un prétexte à Vienne pour déclarer la guerre à la Serbie, un mois plus tard, le 28 juillet 1914.

Le jeu des alliances entraîne alors le déclenchement de la Première Guerre mondiale : l’alliance Allemagne-Autriche-Hongrie s’oppose à celle de la France-Russie-Angleterre.

Après avoir déclaré la guerre à la Russie le 1er août, l’Allemagne déclare la guerre à la France, le 3 août 1914.




À l’origine, un complexe jeu d’alliances

Face au cataclysme de la Grande Guerre, à ses dix millions de morts et à ses dizaines de millions de blessés, l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc héritier François-Ferdinand de Habsbourg par un Serbe bosniaque, désireux que sa nation soit rattachée à l’État serbe, est certes le déclencheur de la guerre, mais ne peut rendre compte du complexe jeu d’alliances qui fait entrer dans le conflit presque tous les pays européens, auxquels s’ajoutent les États-Unis en 1917.

 


Des sentiments nationaux exacerbés

Pour la génération de 1914-1918, la Grande Guerre signe un véritable changement d’époque. Nouvelle "guerre des nations", mais aussi guerre "patriotique" où chaque peuple se croit menacé d’agression, et où l’idée d’ennemi héréditaire revient dans tous les esprits, la Première Guerre mondiale procède de l’exacerbation des tensions nationalistes en Europe.

Ces tensions tiennent à l’inadéquation entre les frontières des États et les vœux formulés par les différentes nations. Les Allemands veulent imposer l’hégémonie de l’ancienne Prusse. Les Français ont les yeux fixés sur "la ligne bleue des Vosges" et l’Alsace-Lorraine perdue en 1871. La politique russe de soutien aux minorités slaves de l’Empire austro-hongrois vise, à long terme, la destruction de l’État des Habsbourg…

 


L’Europe divisée en deux blocs

La formation de la Triple Entente (France, Grande-Bretagne, Russie) crée en Allemagne une impression d’encerclement. La consolidation de la Duplice (Autriche-Hongrie, Allemagne) crée dans les autres pays un sentiment analogue. Chacun se sent agressé par l’autre. L’évolution des rivalités impérialistes rend l’affrontement entre les puissances inéluctables. En se déclarant la guerre, les gouvernements d’Europe se présentent comme des victimes décidées à défendre leurs frontières, leurs droits et leur honneur. Seule l’Italie, qui a conclu avec l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne des accords d’alliance prudents – la Triplice – reste neutre à l’ouverture du conflit. L’Italie déclarera finalement la guerre à l’Autriche-Hongrie en mai 1915, après bien des hésitations.

 


Premières étapes de la généralisation du conflit

28 juin 1914. L’archiduc François-Ferdinand de Habsbourg est assassiné par un jeune Serbe à Sarajevo.

28 juillet 1914. L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie, un mois jour pour jour après l’assassinat de l’archiduc héritier François-Ferdinand de Habsbourg à Sarajevo, capitale de la Bosnie, province annexée et rattachée à l’Empire austro-hongrois depuis 1908.

30 juillet 1914. La déclaration de guerre de l’Autriche-Hongrie à la Serbie entraîne la mobilisation générale de la Russie, protectrice de la Serbie.

 

 

 

Mobilisation Générale 1914

L'ordre de mobilisation générale française du dimanche deux août 1914

 

 

 

 

1er août 1914. L’Allemagne déclare la guerre à la Russie.

 

2 août 1914. La France, alliée de la Russie, décrète la mobilisation générale.

3 août 1914. L’Allemagne déclare la guerre à la France, envahit le Luxembourg et lance un ultimatum à la Belgique, exigeant le passage de ses troupes sur son sol. En attaquant la Russie, puis la France aussitôt après, l’Allemagne ne fait qu’appliquer le plan Schlieffen ébauché dès 1894 afin de combattre à la fois sur le front russe et sur le front occidental.

4 août 1914. Constatant la violation de la neutralité belge par les armées allemandes, le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne. C’est une amère surprise pour l’empereur Guillaume II d’Allemagne, petit-fils de la reine Victoria.

14 au 24 août 1914. Conformément en plan Schlieffen, les armées françaises, prises de court par l’offensive allemande en Belgique, reculent sur tous les fronts, dans les Ardennes et en Lorraine. Le général Joffre, commandant français des armées du Nord et de l’Est, est défait dans cette "bataille des frontières". Il organise toutefois une retraite générale en bon ordre, qui se soldera par le "miracle de la Marne", première victoire des Alliés sur l’ennemi allemand (6 au 12 septembre 1914).

 

 

 

carte postale humour 1914


Source : FRANCE.FR. Images D.R.

 

 

 


 

Gérard BOCQUERY

 

 

 

 

 


Partager cet article
Repost0
1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 14:09

 

logo centenaire 14 18
Aujourd'hui, vendredi 1er août 2014 à 16 heures, toutes les cloches de France sonneront le Tocsin, comme elles le sonnèrent il y a 1OO ans, jour pour jour, heure pour heure, le 1er août 1914.

Demain, samedi 2 août 2014, nous célébrerons le Centenaire de l'ordre de mobilisation générale française, du dimanche 2 août 1914


IL Y A 1OO ANS

ORDRE DE MOBILISATION GENERALE


La mobilisation générale française de 1914 est l'ensemble des opérations au tout début de la Première Guerre mondiale qui permet de mettre l'armée et la marine françaises sur le pied de guerre, avec notamment le rappel théorique sous les drapeaux de tous les Français aptes au service militaire.

Planifiée de longue date, l'affectation de chaque homme était prévue selon son âge et sa résidence.

Déclenchée en réaction aux mesures équivalentes prises par l'Allemagne, la mobilisation française s'est déroulée en 17 jours, du 2 au 18 août 1914, comprenant le transport, l'habillement, l'équipement et l'armement de plus de trois millions d'hommes dans tous les territoires français, essentiellement en métropole mais aussi dans certaines colonies, puis leur acheminement par voie ferrée essentiellement vers la frontière franco-allemande de l'époque.

Un tel événement a eu des conséquences politiques (« l'Union sacrée »), socio-économiques (à cause du départ de la quasi-totalité des jeunes hommes) et bien sûr militaires (le début de la bataille des frontières). C'est la première fois qu'une mobilisation générale est décrétée en France (en 1870, seule l'armée de métier est mobilisée).
 

3 780 000 hommes sont mobilisés en août 1914 ; au total, durant toute la guerre, environ 8 410 000 soldats et marins français furent mobilisés, dont 5 % de soldats indigènes.

Mobilisation Générale 1914
.
Partager cet article
Repost0
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 10:06

 

 

Vassieux-en-Vercors Memorial de la Resistance

Vassieux-en-Vercors, Nécropole de la Résistance

 

 

 

 

Il y a 70 ans, jour pour jour, le 21 juillet 1944

 

 

 

Le maquis du Vercors devait jouer un rôle essentiel dans la Libération de la France. Il est anéanti par les Allemands fin juillet 1944.

 

"C'est du ciel qu'ils attendaient leur salut, c'est du ciel qu'à surgi la mort", peut-on lire au Mémorial de la Résistance en Vercors, à Vassieux. Le Vercors, ce plateau alpin aux allures de forteresse naturelle, devait servir de "Cheval de Troie pour commandos aéroportés" et aider à la Libération de la France.



- Le plan Montagnard

 
En juin 1944, à la suite du débarquement en Normandie du 6 juin, le "Plan Montagnard" entre en action : toutes les issues du plateau, qui rassemblent pas moins de 4 000 maquisards, sont verrouillées. On attend l’atterrissage des premiers avions alliés sur la piste construite à proximité de Vassieux-en-Vercors

 


- L'attaque Allemande

 
Mais les Allemands prennent les devants et attaquent le village le 21 juillet 1944. 22 planeurs le premier jour, suivi de 20 autres, arrivés en renfort deux jours plus tard quand les conditions météorologiques le permettent, et 15 000 hommes qui montent à l'assaut de la montagne. Le village finit incendié, 72 habitants, sur les 430 que comptait le village, sont mutilés, torturés et massacrés. 120 résistants subissent le même sort.

 

 


Vassieux-en-Vercors, "martyr de sa foi en la résurrection de la Patrie", recevra en 1945 la Croix de la Libération et sera élevé au rang de Village Compagnon de la Libération.

 

 

.

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 21:32

 

Affiche expo Jan le fuhrer est il mort

 

 

Exposition au Centre Européen du Résistant Déporté (CERD)

Camp du Natzweiler-Struthof


" Jan, le Führer est-il mort ? "

Portraits et cartes de voeux du camp d'Erzingen


 

« Jan, le Führer est-il mort ? » est une phrase extraite d’un poème rédigé pour un déporté du camp de concentration d’Erzingen en 1944.

Ses camarades le lui remirent le jour de son anniversaire, accompagné d’un magnifique dessin. Ce dessin appartient à une étonnante collection, unique en son genre par le nombre de ses oeuvres et le lieu où elles furent créées : le camp d’Erzingen, kommando extérieur du camp de concentration de Natzweiler-Struthof. Profitant de leurs fonctions au sein du bureau SS des dessins, quelques déportés réalisèrent clandestinement cartes de voeux et portraits pour leurs compagnons d’infortune.

Les oeuvres d’Erzingen présentées dans l’exposition témoignent de la volonté de survie et de la solidarité des déportés. Elles apportent aussi, en contrepoint à l’horreur concentrationnaire, une touche de gaieté et donc d’espoir.

 


 

Centre Européen du Résistant Déporté
Site du KL Natzweiler-Struthof

Route départementale 130
67130 NATZWILLER

 

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:03

 

tetiere phd

 

 

 

A l'occasion de la 1ère Journée nationale de la Résistance

 

Le sénat a organisé un colloque

 

 


 

 

 

 

Cliquez ICI et visionnez le colloque en intégralité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

Partager cet article
Repost0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 19:46

 

Brossolette 18juin1943

 

Pierre Brossolette à l'Albert Hall de Londres, le 18 juin 1943

 

 

 

 

 

Discours de Pierre Brossolette du 18 juin 1943 à l'Albert Hall de Londres

 

 

 

"L'Histoire de notre pays n'est qu'une suite de prodiges qui s'enchaînent: prodige de Jeanne d'Arc, prodige des soldats de l'an II, prodiges des héros de la Marne et de Verdun, voilà le passé de la France. Ma mission est ce soir de rendre hommage à ceux par le prodige desquels la France conserva un présent et un avenir, les morts de la France combattante.


De tous les morts dont la chaîne innombrable constitue notre trésor de gloire, ceux-là plus qu'aucuns autres incarneront, dans sa pure gratuité, l'esprit de sacrifice. Car ils ne sont point morts en service commandé: un chiffon de papier, signé, par dérision, dans la clairière de Rethondes, les avait déliés du devoir de servir. Ils ne sont pas morts, volontaires pour une mission qu'on leur offrait: un pouvoir usurpé ne demandait des volontaires que pour l'abdication. Ce sont des hommes à qui la mort avait été interdite sous peine capitale, et qui ont dû d'abord la braver pour pouvoir la briguer. L'histoire dira un jour ce que chacun d'eux a dû d'abord accomplir pour retrouver dans la France combattante son droit à la mort et à la gloire. Elle dira quelles Odyssées il leur aura fallu passer pour s'immortaliser dans leurs Iliades. Passagers clandestins des derniers bateaux qui se sont éloignés de la France terrassée, humbles pêcheurs franchissant sur des barques les tempêtes de la Manche, marins et coloniaux ralliant des convois ravagés par la torpille, risque-tout affrontant les Pyrénées, prisonniers évadés des camps de l'ennemi, détenus évadés des bagnes de la trahison, il a suffit qu'en ces jours de juin dont nous fêtons l'anniversaire, un homme leur ait crié: "je vous convie à vous unir avec moi dans l'action, dans le sacrifice et dans l'espérance", pour qu'ils se lèvent tous, pour que ceux qui n'appelaient plus la mort que comme une délivrance, accourent y chercher un accomplissement, et pour que d'un seul geste sortant du banal ils entrent dans le sublime.


Et voici maintenant que dans le ciel limpide de leur gloire, ils se parlent comme les sommets se parlent par-dessus les nuées, qu'ils s'appellent comme s'appellent les étoiles. Entrés déjà dans la légende ou réservés pour l'histoire, les morts prestigieux de Mourzouk et de Bir Hakeim répondent aux morts stoïques de la Marine marchande; tombés sous le drapeau déployé d'El Alamein et d'El Hamma, les soldats de Leclerc et de Koenig répondent aux marins qui ont coulé, sous le pavillon haut de l'Alysse, du Rennes et du Mimosa; foudroyés dans ce dixième de seconde où les yeux peuvent fixer les yeux de l'adversaire, les pilotes de nos groupes et de nos escadrilles répondent aux sous-mariniers du Surcouf et du Narval, à qui une lente agonie a fait attendre encore la mort après qu'ils l'eurent trouvée. Et là-bas, dans la nuit du martyre et de la captivité, la voix pathétique qui leur répond, c'est la voix des morts du combat souterrain de la France, élite sans cesse décimée et sans cesse renaissante de nos réseaux et de nos groupements, otages massacrés de Paris et de Châteaubriant, fusillés dont les lèvres closes sous la torture ne se sont descellées qu'au moment du supplice pour crier : « Vive la France! ».


Ce qu'ils étaient hier, ils ne se le demandent point l'un à l'autre. Sous la Croix de Lorraine, le socialiste d'hier ne demande pas au camarade qui tombe s'il était hier Croix-de-Feu. Dans l'argile fraternelle du terroir, d'Estiennes d'Orves et Péri ne se demandent point si l'un était hier royaliste et l'autre communiste. Compagnons de la même Libération, le père Savey ne demande pas au lieutenant Dreyfus quel Dieu ont invoqué ses pères. Des houles de l'Arctique à celles du désert, des ossuaires de France aux cimetières des sables, la seule foi qu'ils confessent, c'est leur foi dans la France écartelée mais unanime.


Colonels de trente ans, capitaines de vingt ans, héros de dix-huit ans, la France combattante n'a été qu'un long dialogue de la jeunesse et de la vie. Les rides qui fanaient le visage de la Patrie, les morts de la France combattante les ont effacées; les larmes d'impuissance qu'elle versait, ils les ont essuyées; les fautes dont le poids la courbait, ils les ont rachetées. En cet anniversaire du jour où le général de Gaulle les a convoqués au banquet sacré de la mort, ce qu'ils nous demandent ce n'est pas de les plaindre, mais de les continuer. Ce qu'ils attendent de nous, ce n'est pas un regret, mais un serment. Ce n'est pas un sanglot, mais un élan.


Français qui êtes ici, debout pour les morts de la France Combattante!"


 

Pierre Brossolette

 

Partager cet article
Repost0