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  • : Mémorial du wagon de la déportation
  • : Pérenniser la mémoire de la déportation par le transport ferroviaire par la réalisation d'un Mémorial devant avoir pour bases deux wagons conformes à ceux utilisés au départ de Compiègne entre 1942 et 1944. Dans le respect absolu de la vérité historique, qui n'est pas le cas actuellement.
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  • Gérard BOCQUERY
  • Gardien et passeur de Mémoire. Défenseur du respect de la vérité historique. Créateur et administrateur de ce site dédié à la Mémoire de la Déportation.
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La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu'un individu. (Ferdinand LOT)

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 21:01

 

 

Film documentaire sur le parcours d’Alfred Bihan,

cheminot mort en déportation


jeune breton mort dep 

 

projection le 3 juin à 15 heures

 

au Mémorial Leclerc - Musée Jean Moulin à Paris

 


 

L'histoire d'un agent SNCF mort en déportation pour avoir refusé d’aller travailler en Allemagne et tenté de rejoindre l'Angleterre…

 

 

Un soir d’automne de 2003, Yves Quillévéré, de passage à la déchetterie centrale de Lannion, remarque une boîte à chaussures remplie de lettres et imprimés : les bribes de la vie d’un jeune homme, Alfred Bihan, mort en déportation en 1945 pour avoir refusé de travailler en Allemagne et avoir tenté de partir en Angleterre pour reprendre la lutte contre l’occupant.

Quelques mois plus tard, il confie sa découverte à Alain Quillévéré, son cousin. Cet instituteur, passionné d’histoire, se plonge dans les documents et n’a de cesse dès lors de faire revivre la mémoire du jeune patriote lannionais dont il détient les clés.

Une maîtrise soutenue en 2005 à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne sous la direction de Denis Peschanski et un livre publié en 2008 (Mémoire retrouvée d’un jeune patriote, Landebaëron-Flossenbürg 1917-1945) témoignent de sa détermination. Aujourd’hui, il a franchi une nouvelle étape en consacrant à Alfred Bihan un film documentaire de 52 minutes réalisé par Dominique Philiponska – Itinéraire d’un jeune Breton mort en déportation. Présenté en avant-première le 23 août 2013 aux habitants de Landebaëron, le village natal d’Alfred Bihan, il a emporté l’adhésion d’un public nombreux et attentif.  

 


Né en 1917 à Landebaëron, dans les Côtes-du-Nord, benjamin d’une famille de huit enfants qui peine à sortir de la misère, Alfred Bihan, dont l’enfance a baigné dans un climat de piété exacerbée entretenu par sa mère, entre en 1935 au grand séminaire de Saint-Brieuc. Sa vocation n’étant pas suffisamment affirmée, il quitte le séminaire deux ans plus tard pour le 8ème Régiment du Génie de Versailles où il effectue son service militaire. Mobilisé à la déclaration de guerre, il combat sur les fronts de l’Aisne, de la Somme et de l’Oise où il obtient la Croix de guerre. Démobilisé, il séjourne en Bretagne puis rejoint la région parisienne où il occupe fin 1941 les fonctions de manutentionnaire en gare de Bois-Colombes (son nom figure sur la plaque commémorative « A la mémoire des agents de la SNCF tués par faits de guerre » apposée en gare). Requis en décembre 1942 pour rejoindre la Reichsbahn, il refuse et retourne près des siens. Caché dans une ferme amie, il est arrêté le 8 mars 1943 sur dénonciation en compagnie de cinq autres jeunes Trégorois alors qu’ils tentaient de partir par mer pour l’Angleterre afin de rejoindre les Forces françaises libres. Emprisonné à Saint-Brieuc puis Compiègne, il est déporté avec ses camarades à Sachsenhausen avant d’être transféré au camp de Flossenbürg où il meurt le 19 février 1945, miné par la dysenterie et les mauvais traitements.

 

 

 


 Cette projection sera suivie d'une rencontre avec les réalisateurs.


Durée de la séance 2 heures.


Entrée libre.

 


Réservation souhaitée au 01 40 64 39 44 / 52


ou auprès de : cecile.cousseau@paris.fr

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 10:30

 

d-day-ils-ont-invente-le-debarquement

 

 

ce soir à 20h40 sur France3

 

Documentaire

 

"D-Day, ils ont inventé le Débarquement"

 

 

 

Ce documentaire de Marc Jampolsky a été produit par MC4, LCL, Dassault Systèmes et Canopé CNDP, avec la participation de France Télévisions, de la Région Basse-Normandie, du Département du Calvados et Média. Il a reçu le soutien du ministère de la Défense (SGA/DMPA). 


" On se souvient du 6 juin 1944 comme le D-Day, le jour le plus long. Mais avant de poser le pied sur les plages normandes, tous ont travaillé jour et nuit pendant des mois. Un peu plus d’un an pour penser, organiser, mettre en musique ce gigantesque rendez-vous avec l’histoire. Il a fallu aux ingénieurs tout inventer, ou presque : les bateaux, les pontons, les ports flottants. Et, au-delà du 6 juin 1944, les opérations ont continué jusqu’à la fin décembre. Au total, ce sont 3 millions de soldats qui ont transité par la Normandie. Nombre d’entre eux sont morts. 

 

Pour leur rendre hommage, Thalassa et la société de production MC4 avec la collaboration de Dassault Systèmes, ont fédéré ce que l’on fait de mieux en matière de techniques de l’image et de recherches sous-marines. Ce sera une évocation exceptionnelle du D-Day. Grâce à la cartographie de la baie de Seine qui regorge d’épaves, fidèles témoignages engloutis du génie de l’homme. Grâce à la reconstitution en 3D des engins qui ont permis de s’adapter à la terre normande et à ses falaises hostiles. Tout a été mis en œuvre pour être à la hauteur de la performance technique et humaine, synonyme de liberté pour tout un continent il y a soixante-dix ans ! " Georges Pernoud, Thalassa

 


Dans le cadre de la coproduction du film avec la société MC4, Canopé et la société Atomic Soom proposent une plateforme pédagogique à destination du grand public et des enseignants de collèges et lycées : www.reseau-canope.fr/d-day/

 

 

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 20:45

 

Cheminots bandeau

 

L’exposition retrace l’histoire de l’engagement des cheminots dans la Résistance, en restitue le contexte professionnel, social ainsi que les enjeux mémoriels, à partir de documents inédits et de décennies de travaux d’historiens.

 

Créée à la veille de la guerre, le 1er janvier 1938, la SNCF résulte de la fusion des réseaux ferroviaires privés et publics existant alors. Elle est la plus grosse entreprise de France avec ses 500 000 cheminots, munis d’une forte identité corporative et d’une conscience sociale fortement ancrée : 8 cheminots sur 10 sont syndiqués. De la mobilisation générale du 1er septembre 1939 à l’armistice de juin 1940, les cheminots jouent un rôle de premier plan, assurant le transport de troupes et de matériel, celui des blessés aussi bien que du ravitaillement. Ils doivent faire face lors de l’offensive allemande à l’exode massif des civils vers le Sud et au repli des unités militaires au milieu d’un pays en débâcle. Sous l’Occupation, la SNCF assure la survie économique des Français en transportant les produits de première nécessité. Tâche d’autant plus difficile que, dans le cadre de la convention d'armistice et de la «collaboration ferroviaire d’Etat» entre Vichy et l’occupant, son réseau et son matériel sont de plus en plus utilisés par les Allemands pour transporter vers le Reich les marchandises pillées en France, les requis du STO et les déportés de répression ou de persécution, ou amener des troupes et le matériel du mur de l’Atlantique. En zone occupée, les cheminots sont surveillés par des cheminots allemands.

10 000 sont requis pour le travail forcé en Allemagne à partir de 1942. L’idéologie de la Révolution nationale (travail, famille, patrie) est diffusée dans les écoles d’apprentis, des cheminots juifs sont révoqués en application des statuts des juifs, mais les tentatives d’imposer un syndicat corporatif unique à travers la « Charte des cheminots » se heurtent à des réticences internes qui finissent par l’emporter.

 

Exposition présentée au public jusqu'au 31 août 2014 à La Coupole, Centre d’Histoire et de Mémoire du Nord-Pas-de-Calais. L’accès à l’exposition est compris dans le tarif d’entrée du musée.

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 19:51

 

 

Normandy Invasion, June 1944

Juin, juillet, août 1944 débarquement du matériel militaire allié

 

 

Au-delà du fameux « Jour J » - le débarquement du 6 juin - il y a eu, en Normandie, 100 jours décisifs et meurtriers, la « bataille de Normandie » et ses 100 000 morts ! La stratégie comportait les bombardements de villes comme Saint-Lô ou Caen, pour désorganiser la riposte allemande. Elle fut payante. Mais au prix fort : 20 840 Américains, 16 130 Anglo-Canadiens et 54 800 Allemands tués, soit plus de 100 000 morts en comptant les civils normands.

Qui sait ce que fut cette bataille, coincée entre l’épopée du 6 juin et la libération de Paris. Derrière cet oubli national, voire cette indifférence pour cette population bas-normande il y a de l’injustice. Ces malheureux Normands ont été souvent les oubliés de l’histoire.

Le 22 juin 1941, les troupes allemandes ont franchi avec 3 000 chars, sur des centaines de kilomètres, la vaste frontière de l’Union Soviétique. Le nom de code de cette offensive fulgurante lancée sans déclaration de guerre était : « Barbarossa ».

Hitler avait dit, en mars 1941, au haut commandement : « La guerre contre la Russie sera telle qu’elle ne pourra être menée de façon chevaleresque. Ce combat est un combat idéologique, il s’articule sur des différences raciales et devra être mené avec une dureté sans précédent, sans aucune pitié ». Et, en effet, les Allemands tueront 21 millions de Russes « sans aucune pitié ». Cette attaque allemande – retardée en raison des échecs militaires successifs de Mussolini en Yougoslavie et en Grèce, qui ont obligé Hitler à venir à son secours – fut en Europe le tournant de la Seconde Guerre mondiale. Ce tournant fut non seulement celui de l’histoire militaire, mais aussi celui de l’indicible brutalité de la Seconde Guerre mondiale.

Les quelques mois de retard pris furent sans doute fatals à l’armée allemande, qui misait sur une guerre courte et violente, devant être terminée avant l’hiver : la fameuse « Blitzkrieg » qui lui avait tant réussi en Pologne, puis en France.

Dès les premières semaines de l’attaque, Staline, dépassé et défait (qui avait, entre 1936 et 1938, fait assassiner ses meilleurs officiers et ainsi complètement désorganisé l’armée soviétique), demanda aux États- Unis et à l’Angleterre l’ouverture d’un second front occidental.

Le second front, rapidement promis par les Alliés, sera dans un premier temps établi en Afrique du Nord, à partir de 1942 (débarquement du 8 novembre 1942). Il s’agissait, entre autres choses, de rassurer l’impatience de Staline, dont l’armée et le peuple à ce moment de la guerre opposaient une résistance absolument héroïque, mais toujours sans succès militaire probant.

Il faudra donc en vérité attendre le 6 juin 1944, alors que la Wehrmacht recule depuis Stalingrad (2 février 1943 : reddition de Paulus), pour que ce second front, qui ouvre véritablement la route de l’Allemagne, soit enfin une réalité militaire. N’oublions pas que les Alliés piétineront en Italie jusqu’à la fin de la guerre.

Ce débarquement en Normandie contre « la forteresse Europe », initialement prévu en mai, fut définitivement décidé lors de la conférence Quadrant du 17 au 24 août 1943 à Québec. À cette conférence décisive participent Roosevelt et Churchill. La grande différence entre eux est que Churchill considère, à juste titre, que Staline est un « boucher » et qu’il y a probablement urgence à l’arrêter à Berlin.

Opération « Boléro »

Ce débarquement a naturellement demandé des mois de préparation. Il fallait financer, équiper, entraîner et transporter en Angleterre, en traversant l’océan toujours infesté de « U-Boote », une gigantesque armée américaine et canadienne (opération « Boléro »). Il fallait acheminer des milliers de véhicules, des millions d’hommes et de tonnes de matériels. Il fallait donner à cette opération « Overlord », dont le but était d’aller jusqu’à Berlin, toutes les chances de réussite à partir d’une base arrière qu’était l’Angleterre, car un échec eut été un désastre sans doute irréversible aussi bien sur le plan militaire que politique.

Ce débarquement de Normandie, dont le lieu resta secret jusqu’au dernier jour, en partie grâce à l’incroyable opération (de diversion) « Fortitude », a donc été, dès 1941, perçu comme le tournant nécessaire de la guerre. Il était le prélude de ce véritable second front, qui allait enfin permettre de prendre l’armée allemande, toujours très vaillante, en tenaille. Mais contrairement aux nombreuses idées reçues sur ce sujet comme sur tant d’autres, il n’était nullement décisif. Ce qui l’était, en revanche, c’étaient les quelques jours suivants, nécessaires à l’établissement des « têtes de ponts », c’est-à-dire de territoires pris à l’ennemi, suffisamment vastes et protégés, pour faire débarquer les hommes et le matériel nécessaires à la terrible bataille qui allait suivre.

Eisenhower, qui commandait l’ensemble des troupes alliées, savait que les Allemands disposaient de réserves très aguerries, et notamment de plusieurs divisions blindées SS qui, potentiellement, pouvaient repousser les Alliés à la mer les premiers jours. Il savait aussi que les Allemands n’avaient plus assez d’avions pour s’opposer aux attaques aériennes répétées contre ces divisions allemandes qu’il fallait, à tout prix, empêcher de remonter vers les côtes normandes.

C’est la raison pour laquelle dès les premières heures de la bataille, les Alliés ont massivement fait jouer leur supériorité matérielle, et notamment aérienne.
Cette stratégie explique également les bombardements immédiats et répétés de villes comme Saint-Lô ou Caen, destinés à retarder et à désorganiser la riposte allemande. Elle fut payante. Mais au prix de 20 000 morts civils et pratiquement 100 jours de combat qui, au plus fort de la bataille, opposa deux millions de soldats.

Au total, on dénombrera 20 840 Américains, 16 130 Anglo-Canadiens et 54 800 Allemands tués, soit plus de 100 000 morts en comptant les civils ! La résistance allemande était inattendue et, en dépit d’une infériorité numérique croissante et de l’écrasante supériorité matérielle des Alliés, les Allemands, épuisés par quatre ans de guerre, ont tenu plus de deux mois.

Qui sait ce que fut cette bataille de Normandie, coincée entre l’épopée du 6 juin tant attendue et la libération de Paris, « libéré par son peuple » et accessoirement l’aide de deux divisions blindées américaines ? Qui sait que l’armée allemande, défaite après le terrible encerclement de la « poche de Falaise », à environ 70 kilomètres au sud de Caen, s’est malgré tout repliée en ordre vers l’Est de la France pour reconstituer une ligne de front, en évitant soigneusement Paris.
Les Bas-Normands le savent. Leur pays a été ravagé par cette bataille, leurs villes et leurs villages, pour certains rasés par les bombardements, ont gardé les traces visibles de cette tragédie, qui fait dire à l’historien Jean Quellien que « la Normandie a payé le prix de la libération de la France ».

Grâce à cette bataille, Paris n’a pas été détruite.

Sans doute, et même certainement, car en effet, grâce à cette bataille, Paris n’a pas été détruite comme de nombreuses capitales européennes, et grâce à cette bataille, les Alliés ont franchi le Rhin à temps pour serrer la main de leurs alliés soviétiques sur l’Elbe, à Torgau, le 25 avril 1945.

C’est bien pourquoi l’un des enjeux du 70ème anniversaire du 6 juin 1944 est de tenter de révéler à nos contemporains que la bataille de Normandie n’est pas réductible au débarquement. Car derrière cet oubli national, voire cette indifférence pour cette population bas-normande qui a, dans le silence de l’après-guerre, fait son deuil et reconstruit son pays, il y a de l’injustice. Les images de la liesse parisienne de la libération ont fait oublier dans notre mémoire collective celles des villes en ruine des populations meurtries et des vaches crevées.

Il y a aussi la question très complexe d’une mémoire impossible, car comment raconter le bombardement par les libérateurs de villes entières ? Comment parler de ces dizaines de milliers de civils tués ou blessés par des bombes américaines ou anglaises ? Comment dire cela sans accuser ?

La mémoire des peuples est une sorte de fabrique de héros, victimes ou combattants, et ces malheureux Normands, qui jamais ne se sont plaints du sort que la guerre leur a réservé, ont été souvent les oubliés de l’histoire.

Il fallait tourner la page. Il fallait entrer dans une nouvelle guerre d’une autre nature : la Guerre Froide. Alors, ici, on a reconstruit, et ici, l’idéal de paix et de réconciliation a pris tout son sens.

 

 


Stéphane GRIMALDI, Directeur général du Mémorial




normandie juin 44 Frank Scherschel Time & Life pictures


Bataille de Normandie, soldats américains. Droits photo Frank Scherschel Time & Life pictures

 

 

 

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 20:32

 

monument aux etudiants resistants 1956 Gaston Watkin

 

Monument aux Etudiants-Résistants


 

 

Soyons nombreux, après-demain mardi, à honorer la mémoire des Etudiants et Lycéens Résistants morts pour la France, à 16 heures, au pied de la statue de Watkin, dans les jardins du Luxembourg.

 

Sous la Présidence du Président du Sénat et Recteur d'Académie, Chancelier des Universités

 

Madame Michèle Agniel, Déportée-Résistante, rendra un vibrant hommage aux Etudiants et Lycéens de la Résistance morts pour la France.

 

Les élèves du Lycée Voltaire et des Collèges Alviset, Voltaire, Buffon interpréteront des chants et réciteront des poésies

 

 

 

 

Comme chaque année, cette commémoration est organisée

par l'Association des Amis de la Fondation de la Résistance

 

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 20:06

 

 

ECPAD DMPA CNRS Colloque

 

 

 

Appel à contribution pour le colloque CNRS - DMPA - ECPAD :

 

" Des images pour l’armée. Un siècle de cinéma et de photographie militaires, 1915 - 2015 "

 

En 2015, l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) fêtera son centenaire.

 

Créées à l’occasion du premier conflit mondial, les sections photographique et cinématographique de l’armée, puis les célèbres « SCA » (service cinématographique des armées) et « ECPA » (Établissement cinématographique et photographique des armées), ont permis depuis lors au ministère de la défense de produire des images lors des divers conflits dans lesquels la France a été engagée à travers son armée.
Ce colloque, et le livre qui en sera tiré simultanément, visent à mettre en valeur et à interroger l’histoire et les sources visuelles ou archivistiques du cinéma et de la photographie aux armées depuis leur apparition en France en 1915 jusqu’aux engagements les plus récents, par exemple au Mali.

 

Il s’agit à la fois de fédérer les chercheurs et archivistes français et étrangers s’intéressant à ces représentations particulières, et d’en renouveler la lecture. À travers l’analyse des milliers de films et photographies de l’ECPAD se pose par exemple la question de savoir si l’on est face à des documents au service de l’armée elle-même, ou bien face à un « cinéma d’État » au service du politique. Les questions de mise en scène et de fiction, et non plus seulement de document et de « documentaire », se sont également toujours posées depuis 1915 ; ce point permettra d’interroger l’histoire des conditions de production ainsi que les aspects artistiques et esthétiques des réalisations photographiques et cinématographiques des armées. De plus, par-delà le temps de guerre, le colloque et l’ouvrage veulent porter l’analyse sur le temps de paix et sur la mise en scène du lien armée-nation à travers les images. Les périodes de paix sont en effet les plus nombreuses et n’ont pas fait l’objet d’études poussées. Enfin, une part importante sera faite aux opérations extérieures (jusqu’aux plus récentes), en interrogeant les soldats et officiers chargés d’en donner une image interne et publique.

 

Le but est donc de renouveler les études scientifiques sur les images militaires et de les rendre publiques grâce à un ouvrage pédagogique et richement illustré s’adressant à un large public ; mais il est aussi de valoriser, à travers l’édition, de nombreuses archives non encore connues, qu’il s’agisse d’archives rares ou d’entretiens avec des acteurs du cinéma aux armées encore vivants ou disparus, effectués par des particuliers, des chercheurs ainsi que des conservateurs et documentalistes des services du ministère de la défense.

 

 


Modalités pratiques :

Les textes seront publiés en même temps que le colloque.
Les propositions sont à rendre pour le 31 mai 2014 ; elles seront sélectionnées par un comité scientifique, qui donnera sa réponse le 30 juin 2014.

Les textes finalisés (20 000 signes) seront à rendre pour le 30 septembre 2014.

Les propositions (2 000 signes), accompagnées d’un mini-CV, sont à envoyer en format .pdf à : Sébastien Denis et Xavier Sené

 

 


Source : © ECPAD - Tous droits réservés

http://www.ecpad.fr/appel-a-contribution-colloque-des-images-pour-larmee

 

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 21:09

 

21 et 22 mai 2014


 

pierre-sudreau-AFPPierre Sudreau (photo AFP)



 

la Fondation de la Résistance


et le Centre d'Histoire de Sciences Po


organisent un colloque consacré à Pierre Sudreau


 

 

 

Pierre Sudreau, Déporté-Résistant

(13 mai 1919 - 22 janvier 2012)


En juin 1940, élève aviateur de l’Ecole de l’Air repliée sur la base de Bordeaux-Mérignac, il est bien décidé à continuer la lutte. Mobilisé dans l'Armée d'armistice comme officier de l'Armée de l'Air, affecté à la base de Toulouse-Blagnac, dès la fin 1940, il commence à dissimuler des armes.


Sa volonté de poursuivre la lutte l'amène à entrer en contact avec le réseau Brutus. Il rejoint ce réseau encore nommé Groupe Froment avec le pseudo "Sillans".


Il est démobilisé, il part à Paris, trouve un emploi dans les bureaux du ministère de l'Intérieur et devient en 1943 responsable du réseau de renseignement en zone occupée.


Il prépare avec un « plan vert » de sabotage des voies ferrées pour faciliter un futur débarquement allié.


Le 10 novembre 1943, il est arrêté, torturé et placé à l’isolement à la prison de Fresnes puis il est déporté en mai 1944 au KL Buchenwald.

 



INSCRIPTION OBLIGATOIRE : contact.centre-histoire@sciencespo.fr


 

Téléchargement du programme du colloque

 

 

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 10:59

 

 

L’exposition « Kommando Hecht » présentée en avril 2013 par Madame Jane Debenest, Vice-Présidente de l’UNADIF, est visible jusqu'en septembre à Compiègne Exposition 2013 "Kommando Hecht"

 

 


Disparus lors des marches de la mort du mois d’avril 1945, ils ont fait une réapparition surprise au cours de l’été 2012 : 200 portraits de détenus et des annotations en provenance du kommando « Hecht », kommando du KL Buchenwald.


 

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Les portraits ont été réalisés par Camille Delétang, Déporté-Résistant français, déporté le 15 août 1944 pour Buchenwald et les annotations manuscrites, parmi lesquelles figure un journal, sont celles de son compatriote Armand Roux, médecin, Déporté-Résistant, interné au camp de Royallieu et déporté le 27 avril 1944 pour Auschwitz puis Buchenwald.


Au cours d'un bombardement aérien de la gare de Celle et dans la panique qui entourait l'évacuation des déportés vers le camp de Bergen Belsen, un codétenu du docteur Roux avait lancé dans un jardin, le « paquet d'archives » contenant ses notes et les portraits réalisés par Camille Delétang.


En juillet 2012, les documents, que l’on croyait perdus à jamais, sont remis au Directeur du Mémorial de Mittelbau-Dora par un habitant de Celle. Sa belle-mère qui les avait découverts dans son jardin le 8 avril 1945 les avait conservés précieusement tout ce temps.


Cette découverte de sources exceptionnelle est présentée dans cette exposition, qui retrace le chemin effectué par les documents depuis septembre 1944 - mars 1945, période au cours de laquelle ils ont vu le jour, jusqu´à leur redécouverte en 2012, en passant par leur perte durant le bombardement de Celle.



Une exposition bilingue (Français/Allemand) présentée pour la première fois en France, avec système audio intégré.

Exposition sous le parrainage du Comité pour la coopération franco-germano-polonaise ("Triangle de Weimar")

 

 

  Exposition du 05 avril au 21 septembre 2014


au Mémorial de l'Internement et de la Déportation

 

de Compiègne-Royallieu.

 



 

Vernissage de l'exposition


  samedi 05 avril 2014 à 17 heures


 

 

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 20:47

 

Dimanche 27 avril 2014

 

Journée Nationale du Souvenir

 

des Victimes et des Héros de la Déportation


  France

 

MESSAGE des DEPORTES

 

 

En ce jour de recueillement et de souvenir qui marque le 69ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination, c’est d’abord à celles et ceux d’entre nous qui ne sont pas rentrés de la terrible épreuve de la déportation que nous voulons penser. Persécutés, pourchassés, arrêtés ou raflés dont des milliers d’enfants, tous ont connu les conditions inhumaines des camps, la dégradation de l’être humain et la mort.

 

Si l’année 1944 fut en France, celle de la libération du territoire, elle  fut aussi celle d’un renforcement et d’une aggravation de la répression et de la déportation marquée par la poursuite des activités meurtrières dans les camps.

 

L’espoir suscité par le Débarquement de Normandie puis de la Libération de Paris fut estompé par le durcissement et la radicalisation du régime nazi qui ne renonçait à aucun de ses objectifs criminels.

La condition de vie des détenus s’aggrava en 1944 et les chances de survie diminuèrent.

 

Dans nos sociétés où réapparaissent des actes et propos xénophobes, racistes, antisémites et discriminatoires , les rescapés des camps de la mort rappellent toute l’importance des valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance, qu’ ils n’ont eu de cesse de promouvoir et défendre depuis leur retour.

Il appartient aux générations suivantes de préserver ces valeurs qui sont celles de la République.

 

 

 

 

Ce message a été rédigé conjointement par :


la Fondation pour la mémoire de la Déportation (F.M.D.),

la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.),

la Fédération Nationale des Déportés et Internés, résistants et patriotes (F.N.D.I.R.P.),

l'Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus (U.N.A.D.I.F.).

 

 

 

Note du webmaster : message lu par un(e) déporté(e)  ou un (e) descendant (e)

lors des cérémonies du dimanche 27 avril 2014 dans toutes les communes de France.


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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 17:37

 

Panthéon de Paris

 

 

Le Président de la République devrait annoncer après-demain, vendredi 21 février 2014, l'entrée au Panthéon de trois Héros de la Seconde Guerre mondiale, deux femmes et un homme, trois Resistants.

Cette annonce pourrait être faite lors de la cérémonie d'hommage à la Résistance sur le site du Mont-Valérien dans les Hauts-de-Seine.

Quelle magnifique reconnaissance pour la Résistance française, celle qui a tant fait pour que la France soit aujourd'hui une nation autonome et de liberté !

L'entrée au Panthéon de ces trois Héros consacre l'action des milliers de Résistants français qui ont souvent payé de leur vie, lors de combats contre l’armée d’occupation et lors de leur déportation dans les camps nazis, pour s'être activement engagés dans la Résistance !

Tournés vers l'avenir, les témoins et les relais de mémoire continueront inlassablement à porter les valeurs de la Résistance et à les transmettre aux plus jeunes générations !

Entrée au Panthéon de Geneviève Anthonioz de Gaulle, Germaine Tillion et Pierre Brossolette.


Un ancien ministre du Front populaire, pourrait également entrer au Panthéon.

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