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  • : Mémorial du wagon de la déportation
  • : Pérenniser la mémoire de la déportation par le transport ferroviaire par la réalisation d'un Mémorial devant avoir pour bases deux wagons conformes à ceux utilisés au départ de Compiègne entre 1942 et 1944. Dans le respect absolu de la vérité historique, qui n'est pas le cas actuellement.
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  • Gérard BOCQUERY
  • Gardien et passeur de Mémoire. Défenseur du respect de la vérité historique. Créateur et administrateur de ce site dédié à la Mémoire de la Déportation.
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La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu'un individu. (Ferdinand LOT)

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:43

 

 

dans le cadre des Midis de l'Histoire,

 

 

facade musee j moulin

musée Jean Moulin de Paris

 

 

 

 

 


Thomas FONTAINE, Historien présente

le jeudi 6 février 2014 à 12h30

son livre

 

 

"Déportation et répression dans la France occupée"

(extrait de sa thèse de doctorat soutenue en 2013)

 

 

 


Au Musée du Général Leclerc de Hautecloque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin

 


23, allée de la 2ème Division Blindée

 

75015 Paris

 

 


Entrée libre, réservation conseillée au 01 40 64 39 44 / 01 40 64 39 52

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 10:00

 

Dimanche 19 janvier 2014 : Remise du Diplôme et de la Médaille des Justes parmi les Nations

 

VILLERS SAINT-SEPULCRE


11 heures - Salle Charlie Chaplin




La municipalité de Villers Saint-Sépulcre

Pierre Osowiechi et Ralph Memran, Vice-Président et Délégué du Comité français pour Yad Vashem vous prient de bien vouloir assister à la cérémonie au cours de laquelle Michel Lugassy-Harel, Ministre aux Affaires administratives de l'ambassade d'Israël en France remettra à titre posthume La Médaille et le Diplôme des Justes parmi les Nations à Ernestine DESPLANQUE et Amélie MERGOUX représentées par leur fille et petite-fille Yvette MENETRIER-DESPLANQUE pour avoir sauvé Danielle SEBBAN-ZELDINE, Jean et Michel PLESKOFF de la barbarie nazie.



Les représentants et le drapeau de l'ADIF de l'Oise très sensibles à cette cérémonie importante seront présents.

 

 

medaille des justes

 

 


La Médaille des Justes parmi les Nations est décernée par l'Institut YAD VASHEM de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des Juifs sous l'Occupation, au péril de leur vie.




Histoire du sauvetage :



Les parents de Danielle ZELDINE, d'origine polonaise, sont nés tous les deux à Paris.

Quand la guerre éclate, le père après avoir été fait prisonnier, s'évade de la citadelle de Cambrai.

Il se réfugie à Lyon où il trouve un travail.

La mère reste avec Danielle à Paris mais en 1940, elles sont dénoncées par la concierge.

Sa mère décide alors de l'envoyer à la campagne chez des connaissances de sa famille, Ernestine DESPLANQUE et sa mère Amélie MERGOUX, qui habitent Villers Saint-Sépulcre.

Ernestine et sa mère acceptent de prendre l'enfant et au village, personne ne savait qu'elle était juive.

Elle va à l'école.

Par sécurité, elle sera baptisée mais ne se souvient pas d'avoir assisté une fois à la messe.

Âgé de trois semaines, Jean PLESKOFF est mis en nourrice chez Ernestine DESPLANQUE et Amélie MERGOUX, il y restera jusqu'à ses six ans.

Arrêtée en 1942, sa mère est transférée à Drancy, d'où elle sera déportée.

Jean et son frère Michel ont été placés par l'UGIF à Montreuil.

Leur mère demande alors que les enfants quittent le centre et soient cachés.

Tout naturellement, Ernestine DESPLANQUE et Amélie MERGOUX acceptent de cacher aussi ces enfants.

Jean arrive en septembre 1943 et restera caché jusqu'en août 1944, Michel venant y passer toutes les vacances scolaires.

Leur mère reviendra de déportation en mai 1945.




Les familles PLESKOFF et SEBBAN-ZELDINE ont toujours maintenu des relations affectueuses avec Ernestine DESPLANQUE et Amélie MERGOUX, ces relations se poursuivent aujourd'hui avec leurs descendants.

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 22:46

 

 

 

 

arrestation pere jacques

 

 

15 janvier 1944 - 15 janvier 2014

 




Le 15 janvier 1944, le Père Jacques de Jésus est arrêté par la Gestapo au couvent d’Avon, avec les 3 enfants juifs qu’il cachait dans le petit collège …

70 ans après, la résistance spirituelle de ce Carme a de quoi nous inspirer aujourd’hui.

Mercredi 15 janvier 2014 de 11 h 30 à 17 h 30, dans le cadre du 70ème anniversaire de l'arrestation du père Jacques :

11h45 : Messe pour la paix présidée par Monseigneur Jean-Yves Nahmias, évêque de Meaux

12h45 : Buffet

14h15 : Conférence « Le Père Jacques : histoire et actualité. »

15h30 : Commémoration de l’arrestation

16h15 : Projection du film Les Enfants du Père Jacques

Visite des lieux par des élèves de 3ème du Collège de la Vallée d'Avon

Couvent des Carmes – 1 rue Père Jacques - 77210 Avon

Contact : 01.60.72.28.45

ou

perejacques@carmes-paris.org


Infos et inscriptions buffet : www.carmes-paris.org/15janvier2014
  

 

 

HISTORIQUE :

 


En 1943, en accord avec son Provincial, le Père Jacques accueille et cache trois enfants juifs pour les sauver de la déportation et les inscrit sous des noms d’emprunt.


Il a aussi des liens avec la Résistance pour permettre à des hommes d’échapper au S. T. O.


Il dit à Matthieu Ferrari, caché à Avon : « Si vous connaissez des personnes en difficulté, n’hésitez pas à me les adresser. »

 



15 janvier 1944 : arrestation du Père Jacques et des trois enfants juifs par la Gestapo.


Tous les élèves sont rassemblés dans la cour pour l’appel.


Alors sortent les trois enfants suivis du Père Jacques.

- « Au revoir, les enfants ! A bientôt ! » - « Au revoir, mon Père », répondent d’un cri, élèves et professeurs en applaudissant.

A 15h05, les scellés sont posés sur les portes du Petit Collège.

 



Au cours de son séjour à la prison de Fontainebleau du 15 janvier 1944 au 5 mars, le père Jacques « ne connaît qu’une loi : celle de l’Evangile et de la charité ».

 

Il ne désire pas être libéré car dit-il :« Il faut des prêtres dans les prisons, si vous saviez… »


Le 6 mars, il est transféré vers Compiègne où il restera jusqu’au 28 mars.


Il comprend qu’il doit donner sa vie pour ceux qui souffrent :« Je ne veux pas partir, il y a trop de malheureux, trop de souffrances ; je le sens, il faut que je reste ! »


Là, il prie, il donne des conférences où tous se pressent.


Comme l’évoque un témoin : « C’était alors une consolation de nous enrichir en écoutant le Père Jacques… Il y avait autre chose encore : un grand souffle de vérité et cela, je crois, c’était encore plus important que l’exposé lui-même si instructif … »



Un jour, son apostolat fut interrompu par les SS allemands.


Il fut déporté au camp de représailles de Sarrebrück, Neue-Breme, jusqu’au 21 avril 1944.

Devant la saleté repoussante du block de l’infirmerie, le Père Jacques obtient l’autorisation de s’en occuper.


« Il se dépensa sans compter. Il nettoya les malades un à un. Il fit un travail surhumain malgré les coups dont il était gratifié journellement. »


Le père Jacques est transféré au camp de Mauthausen et à Gusen I, jusqu’au 5 mai 1944.


Il appartient à la catégorie « Nacht und Nebel ».


Il exerce clandestinement son apostolat en risquant sa vie.


Il célébrera trois messes le jour de Pâques 1944.


Voici quelques témoignages d’anciens déportés : « Nous n’avons jamais cessé de tenir haut l’esprit, de lutter contre cette »dépréciation « spirituelle qui courait le camp ;(…) parce que le Père Jacques était là, près de nous, aidant ceux qui n’en pouvaient plus, relevant ceux qui tombaient, donnant même son pain à ceux qui avaient faim (…). Sa présence était la preuve du Dieu Vivant ». « Notre volonté était de ne pas nous soumettre, de résister, de sauver l’homme ; survivre aussi par la volonté de témoigner qu’on pouvait, par son comportement, demeurer un homme, et le père Jacques nous y a aidé ».



De Gusen, il écrit en mars 1945 sur le carnet d’un camarade :

"Par la Croix vers la lumière, Sans effusion de sang, il n’y a pas de Rédemption. Celui qui accomplit la vérité vient à la lumière."


Le père Jacques est de plus en plus faible, il doit s’aliter.


Le 5 mai 1945, le camp est libéré par les américains.


Transféré à l’hôpital de Linz en Autriche, le père Jacques s’éteint doucement sans un geste, sans un cri. « Pour les derniers instants, qu’on me laisse seul » : telles furent ces dernières paroles.



Il meurt le 2 juin 1945.

 


 

Au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, le père Jacques est honoré par les juifs comme « Juste parmi les nations ».


 

 

 

Source : http://www.carmel.asso.fr/Chronologie-detaillee-du-Pere...

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 15:44

 

 

 

 

jean-moulin

 

 

Discours d'André Malraux :


 


"Monsieur le Président de la République, voilà donc plus de 20 ans que Jean Moulin partit par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci pour être parachuté sur la terre de Provence et devenir le chef d'un peuple de la nuit.

Sans cette cérémonie, combien d'enfants de France sauraient son nom.

Il ne le retrouva lui-même que pour être tué et depuis sont nés 16 millions d'enfants.

Puissent les commémorations des deux guerres s'achever aujourd'hui par la résurrection du peuple d'ombres que cet homme anima, qu'il symbolise et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort.

Après 20 ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l'organisation.

Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son action légendaire, voici comment je l'ai rencontré.

Dans un village de Corrèze, les Allemands avaient tué des combattants du maquis, et donnaient ordre au maire de les faire enterrer en secret à l'aube.

Il est d'usage dans cette région que chaque femme assiste aux obsèques de tout mort de son village en se tenant sur la tombe de sa propre famille.

Nul ne connaissait ces morts qui étaient des Alsaciens.

Quand ils atteignirent le cimetière, portés par nos paysans sous la garde menaçante des mitraillettes allemandes, la nuit qui se retirait comme la mer, laissa paraître les femmes noires de Corrèze, immobiles du haut en bas de la montagne et attendant en silence chacune sur la tombe des siens, l'ensevelissement des morts français.

Ce sentiment qui appelle la légende sans lequel la Résistance n'eut jamais existé et qui nous réunit aujourd'hui, c'est peut-être simplement l'accent invincible de la fraternité.

Comment organiser cette fraternité pour en faire un combat ?

On sait ce que Jean Moulin pensait de la Résistance au moment où il partit pour Londres, il serait fou et criminel de ne pas utiliser, dit-il, en cas d'action alliée sur le continent, ces troupes prêtes au sacrifice les plus grands, éparses et anarchiques aujourd'hui mais pouvant constituer demain une armée cohérente de parachutistes déjà en place, connaissant les lieux, ayant choisi leurs adversaires et déterminé leur objectif.

C'était bien l'opinion du Général de Gaulle, néanmoins lorsque le 1er janvier 1942, Jean Moulin fut parachuté en France, la Résistance n'était encore qu'un désordre de courage, une presse clandestine, une source d'information, une conspiration pour rassembler ces troupes qui n'existaient pas encore.

Or ces informations étaient destinées à tel ou tel allié, ces troupes se lèveraient lorsque les alliés débarqueraient.

Certes, les résistants étaient des combattants fidèles aux alliés mais ils voulaient cesser d'être des Français résistants et devenir la Résistance française.

C'est pourquoi Jean Moulin est allé à Londres, pas seulement parce que s'y trouvaient des combattants français qui eussent put naître qu'une légion, pas seulement parce qu'une partie de l'Empire avait rallié la France libre.

S'ils venaient demander au Général de Gaulle de l'argent et des armes, ils venaient aussi lui demander, je cite : «Une approbation morale des liaisons fréquentes, rapides et sûres avec lui.»

Le Général assumait le non du premier jour, le maintien du combat quel qu'en fut le lieu, quelle qu'en fut la forme.

Enfin, le destin de la France, la force des appels de juin tenaient moins aux forces immenses qu'il n'avait pas encore données car il faut que la France soit présente à la victoire, alors elle retrouvera sa liberté et sa grandeur.

La France et non telle légion de combattants français.

C'était par la France libre que les résistants de Bir Hakeim se conjuguaient, formaient une France combattante restée au combat.

Chaque groupe de résistants pouvait se légitimer par l'allié qu'il armait et le soutenait, voire par son seul courage.

Le Général de Gaulle seul pouvait appeler les mouvements de résistance à l'union entre eux et avec tous les autres combats car c'était à travers lui seul que la France livrait un seul combat.

C'est pourquoi, même lorsque le Président Roosevelt croira assister à une rivalité de généraux ou de parties, l'armée d'Afrique depuis la Provence jusqu'aux Vosges combattra au nom du Gaullisme comme feront les troupes du parti communiste.

C'est pourquoi Jean Moulin avait emporté dans le double fond d'une boîte d'allumettes, la micro photo du très simple ordre suivant : «M. Moulin a pour mission de réaliser dans la zone non directement occupée de la métropole, l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs.»

Inépuisablement, il montre au chef des groupements le danger qu'entraînerait le déchirement de la Résistance entre des tuteurs différents.

Chaque évènement capital, entrée en guerre de la Russie puis des Etats-Unis, débarquement en Afrique du Nord, renforce sa position.

A partir du débarquement, il devient évident que la France va redevenir un théâtre d'opération.

Mais la presse clandestine, les renseignements même enrichis par l'action du noyautage des administrations publiques, sont à l'échelle de l'occupation, non de la guerre.

Si la Résistance sait qu'elle ne délivrera pas la France sans les alliés, elle n'ignore plus l'aide militaire que son unité pourrait leur apporter.

Elle a peu à peu appris que s'il est relativement facile de faire sauter un pont, il n'est pas moins facile de le réparer.

Alors que s'il est facile à la Résistance de faire sauter 200 ponts, il est difficile aux Allemands de les réparer à la fois.

En un mot, elle sait qu'une aide efficace aux armées de débarquement est inséparable d'un plan d'ensemble, il faut que sur toutes les routes, sur toutes les voies ferrées de France, les combattants clandestins désorganisent méthodiquement la concentration des divisions cuirassées allemandes.

Et un tel plan d'ensemble ne peut être conçu et exécuté que par l'unité de la Résistance.

C'est à quoi Jean Moulin s'emploie jour après jour, peine après peine, un mouvement de résistant après l'autre.

Et maintenant, essayons de calmer les colères d'en face.

Il y a inévitablement les problèmes de personnes et bien davantage, la misère de la France combattante.

L'exaspérante certitude pour chaque maquis ou chaque groupe franc, d'être spolié aux bénéfices d'un autre maquis ou d'un autre groupe qu'indignent au même moment les mêmes illusions.

Qui donc sait encore ce qu'il fallut d'acharnement pour parler le même langage à des instituteurs radicaux ou réactionnaires, des officiers réactionnaires ou libéraux, des trotskistes ou communistes retournent à Moscou, tous promis à la même délivrance ou à la même prison.

Ce qu'il fallut de rigueur à un ami de la République espagnole, à un ancien préfet radical chassé par Vichy, pour exiger d'accueillir dans le combat commun tels rescapés de la cagoule.

Jean Moulin n'a nul besoin d'une gloire usurpée, ce n'est pas lui qui a crée le combat, libération, franc-tireur, c'est Frenay, d'Astier, Jean-Pierre Lévy.

Ce n'est pas lui qui a créé les nombreux mouvements de la zone Nord dont l'Histoire recueillera tous les noms, ce n'est pas lui qui a fait les régiments mais c'est lui qui a fait l'armée, il a été le Carnot de la Résistance.

Attribuer peu d'importance aux opinions dites politiques lorsque la Nation est en péril de mort.

La Nation, non pas un nationalisme alors écrasé sous les chars hitlériens mais la donnée, invincible et mystérieuse qui allait emplir le ciel.

Penser qu'elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l'Europe.

Voir dans l'unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l'unité de la Nation, c'était peut-être affirmer ce qu'on a depuis appelé le Gaullisme.

C'était certainement proclamer la survie de la France.

En février, ce laïc passionné avait rétabli sa liaison par radio avec Londres dans le grenier d'un presbytère.

En avril, le service d'information et de propagande puis le comité général d'étude étaient formés.

En septembre, le NAP.

Enfin, le Général de Gaulle décidait la création d'un comité de coordination que présiderait Jean Moulin, assisté du Chef de l'armée secrète unifiée.

La préhistoire avait pris fin.

Coordinateur de la Résistance en zone Sud, Jean Moulin en devenait le chef.

En janvier 1943, le Comité directeur des mouvements unis de la résistance était crée sur sa présidence.

En février, il repartait pour Londres avec le Général Delestraint, Chef de l'armée secrète et Jacques d'Alsace.

De ce séjour, le témoignage le plus émouvant a été donné par le Colonel Passy : «Je revois Moulin, blême, saisi par l'émotion qui nous étreignait tous, se tenant à quelques pas devant le Général et celui-ci, disant presque à voix basse, «mettez-vous au garde à vous», puis «nous vous reconnaissons comme notre compagnon pour la libération de la France dans l'honneur et par la victoire.»

Et pendant que De Gaulle lui donnait l'accolade, une larme lourde de reconnaissance, de fierté, de farouche volonté, coulait doucement le long de la joue pâle de notre camarade Moulin.

Comme il avait la tête levée, nous pouvions voir encore au travers de sa gorge les traces du coup de rasoir qu'il s'était donné en 1940 pour éviter de céder sous les tortures de l'ennemi.

Les tortures de l'ennemi, en mars, chargé de constituer et de présider le Conseil national de la Résistance, Jean Moulin monte dans l'avion qui va le parachuter au Nord de Roanne.

Ce Conseil national qui groupe les mouvements, les partis et les syndicats de toute la France, c'est l'unité précairement conquise mais aussi la certitude qu'au jour du débarquement, l'armée en haillons de la Résistance attendra les divisions blindées de la libération.

Jean Moulin retrouve les membres qu'il rassemblera si difficilement.

Il retrouve aussi une résistance tragiquement transformée.

Celle-là, elle avait combattu comme une armée, en face de la victoire, de la mort ou de la captivité.

Elle commence à découvrir l'univers concentrationnaire, la certitude de la torture.

Désormais, elle va combattre en face de l'enfer.

Ayant reçu un rapport sur les camps de concentration, il dit : «J'espère qu'ils nous fusilleront avant.»

Ils ne devaient pas avoir besoin de le fusiller.

La Résistance grandit, les réfractaires du travail obligatoire vont bientôt emplir les maquis.

La Gestapo grandit aussi, la milice est partout.

C'est le temps où dans la campagne, nous interrogeons les aboiements des chiens au fond de la nuit.

Le temps où les parachutes multicolores chargés d'armes et de cigarettes tombent du ciel dans la lueur des feux, des clairières ou des Causses.

C'est le temps des caves et de ces cris désespérés que poussent les torturés avec des voix d'enfant.

La grande lutte des ténèbres a commencé.

Le 27 mai, a lieu à Paris, rue du Four, la première réunion du CNR.

Jean Moulin rappelle les buts de la France Libre, faire la guerre, rendre la parole au peuple français, rétablir les libertés républicaines, travailler avec les alliés à l'établissement d'une collaboration internationale.

Puis il donne une lecture d'un message du Général de Gaulle qui fixe pour premier but au premier conseil de la Résistance, le maintien de l'unité de cette résistance qu'il représente.

Au péril quotidien de la vie de chacun de ses membres.

Le 9 juin, le Général Delestraint, Chef de l'armée secrète enfin unifiée est pris à Paris.

Aucun successeur ne s'impose.

Ce qui est fréquent dans la clandestinité.

Jean Moulin aura dit maintes fois avant l'arrivée de Sérreules : «Si j'étais pris, je n'aurais même pas le temps de mettre un adjoint au courant.»

Il veut donc désigner ce successeur avec l'accord des mouvements, notamment de ceux de la zone Sud.

Il rencontrera leurs délégués le 21 à Caluire, ils l'y attendent en effet.

La Gestapo aussi.

La trahison joue son rôle et le destin qui veut qu'aux trois-quarts d'heure de retard de Jean Moulin, presque toujours ponctuel, corresponde un long retard de la police allemande.

Assez vite, celle-ci apprend qu'elle tient le chef de la résistance.

En vain.

Le jour où au Fort Montluc à Lyon, après l'avoir fait torturé, l'agent de la Gestapo lui tend de quoi écrire puisqu'il ne peut plus parler.

Jean Moulin dessine la caricature de son bourreau.

Pour la terrible suite, écoutons seulement les mots si simples de sa soeur : «Son rôle est joué et son calvaire commence. Bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés. Il atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous.»

Comprenons bien que pendant les quelques jours où il pourrait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance est suspendu au courage de cet homme.

Comme le dit Mademoiselle Moulin : «Il savait tout».

Georges Bidault prendra sa succession mais voici la victoire de ce silence atrocement payé.

Le destin bascule.

Chef de la Résistance, martyrisé dans des caves hideuses, regarde de tes yeux disparus toutes ces femmes noires qui veillent nos compagnons, elles portent le deuil de la France et le tien.

Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy avec un drapeau fait de mousseline nouée, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres.

Regarde le prisonnier qui entre dans une villa luxueuse et se demande pourquoi on lui donne une salle de bain, il n'a pas encore entendu parler de la baignoire.

Comme Leclerc entra aux Invalides avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique.

Entre ici Jean Moulin, avec ton terrible cortège.

Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé comme toi et même ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé.

Avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de «Nuit et brouillard», enfin tombé sous les crosses.

Avec les 8000 Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres.

Entre avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle, nos frères dans l'ordre de la nuit.

Commémorons l'anniversaire de la Libération de Paris.

Je disais : «Ecoute ce soir, jeunesse de mon pays, les cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a 14 ans, puissent tous cette fois les entendre, elles vont sonner pour toi.»

L'hommage d'aujourd'hui n'appelle que le champ qui va s'élever maintenant.

Ce chant des partisans que j'ai entendu murmurer comme un chant de complicité.

Puis psalmodier dans le brouillard des Vosges et des bois d'Alsace, mêlé aux cris perdus des moutons des tabors quand les bazookas de Corrèze avançaient à la rencontre des chars de Runstedt, lancés de nouveau contre Strasbourg.

Ecoute aujourd'hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le chant du malheur.

C'est la marche funèbre des cendres que voici.

A côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec Les Misérables, de celle de Jaurès veillées par la justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées.

Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé.

Ce jour là, elle était le visage de la France".

 

 

 

 

 

 

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 15:06

 

 

La Secrétaire générale de l'ADIF de l'Oise (Association des Déportés, Internés et Familles de Disparus de l'Oise), Madame Claude du Granrut publie un nouveau livre


LE PIANO ET LE VIOLONCELLE

le piano et le violoncelle

Claude du Granrut témoigne d'un héritage.

Celui de sa mère, d'abord, déportée durant la Seconde guerre mondiale et qui lui a transmis à son retour la volonté de changer le monde par la réconciliation avec l'Allemagne et l'action politique.

C'est aussi le regard d'une femme qui a accueilli à 20 ans une jeune Américaine du nom de Jacqueline Bouvier et qui a poursuivi toute sa vie le dialogue entre Jackie Kennedy et la France.




Claude du Granrut est la fille de Robert de Renty, mort au camp d’Ellrich, et de Germaine de Renty, rescapée du camp de Ravensbrück.

Pupille de la Nation, diplômée de l’Institut politiques de Paris et de Mount Holyoke College (USA), elle a fait une carrière de fonctionnaire au ministère du Travail puis comme magistrat des Cours administratives d’appel.

Élue conseillère municipale de Senlis en 1977, elle en devient première adjointe.

En 1986, élue conseillère puis vice-présidente du Conseil régional de Picardie, elle est désignée en 1994 par le gouvernement pour siéger au Comité des Régions de l’Union européenne jusqu’en 2010.

En 2006, elle crée la Société des familles et amis des anciennes déportées et internées de la Résistance (SFAADIR).




Editions du Rocher Date de parution 18 novembre 2013 Collection RECITS Nombre de pages 112 Format 14x 21 cm EAN 9782268075730 ISBN 978-2-268-07573-0 Prix 12,00 € editionsdurocher.fr

 

 

 

 

 

 

 

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 07:01

 

 

 

Il y a 72 ans jour pour jour

 


 

 

 

« Nuit et brouillard » (en allemand Nacht und Nebel, ou NN) est le nom de code des « directives sur la poursuite pour infractions contre le Reich ou contre les forces d’occupation dans les territoires occupés » (Richtlinien für die Verfolgung von Straftaten gegen das Reich oder die Besatzungsmacht in den besetzten Gebieten).

Ils sont l'application d'un décret du 7 décembre 1941 signé par le maréchal Wilhelm Keitel et ordonnant la déportation de tous les ennemis ou opposants du Reich.

 

 

keitel

Wilhelm Keitel

 


En application de ce décret, toutes les personnes représentant "un danger pour la sécurité de l'armée allemande" (saboteurs, résistants, opposants ou non adhérent à la politique ou aux méthodes du Troisième Reich seraient transférées en Allemagne et disparaîtraient à terme dans le secret absolu.


Les dirigeants nazis considéraient que les résistants des pays qui avaient signé un armistice avec l'Allemagne, ou capitulé, n'étaient pas protégés par les Conventions de La Haye (Première conférence de La Haye en 1899 et Seconde en 1907) ; ces conventions définissaient des devoirs non seulement envers les membres des armées nationales, mais envers tous les belligérants qui portaient les armes ouvertement et respectaient eux-mêmes les lois et coutumes de la guerre.

Les résistants ont leur point de vue : l'armistice n'est pas la paix, leur pays est toujours en guerre contre l'Allemagne ; en France, l'occupant a, dès le départ, violé les accords de Rethondes par la création de la zone interdite et le rattachement au Reich de l'Alsace et de la Moselle.

Les nazis ont cherché une base légale de justification de mauvais procédés qui auraient été pratiqués de toute façon.

Le 7 décembre 1941, le chef des SS Heinrich Himmler fait parvenir ces instructions à la Gestapo :

« Après mûre réflexion, la volonté du Führer est de modifier les mesures à l'encontre de ceux qui se sont rendus coupables de délits contre le Reich ou contre les forces allemandes dans les zones occupées.

Notre Führer est d'avis qu'une condamnation au pénitencier ou aux travaux forcés à vie envoie un message de faiblesse.

La seule force de dissuasion possible est soit la peine de mort, soit une mesure qui laissera la famille et le reste de la population dans l'incertitude quant au sort réservé au criminel.

La déportation vers l'Allemagne remplira cette fonction. »


Le maréchal Wilhelm Keitel publie une lettre qui dit explicitement :

« A. Les prisonniers disparaîtront sans laisser de trace

B. Aucune information ne sera donnée sur leur lieu de détention ou sur leur sort. »


Le décret NN stipule :

ne sont à juger dans les pays occupés que les crimes à coup sûr justiciables de la peine de mort et à condition que celle-ci puisse être appliquée dans un délai inférieur ou égal à huit jours ;

les inculpés qui ne rempliraient pas ces deux conditions sont à déporter en Allemagne sous le secret absolu.

Ils seront isolés du monde et, soit jugés en Allemagne, soit internés dans un camp ;

la seule réponse à faire à des organismes étrangers ou allemands qui poseraient des questions sur ces disparus est : "l'état de la procédure ne permet de donner aucune information."


Pendant la guerre, au départ, les détenus NN tombent sous le coup d'une Schutzhaft aggravée par le strict isolement individuel (strenge Einzelhaft, mise au secret), jusqu'au jugement éventuel par un Sondergericht (tribunal d'exception) local ou par le 2ème Sénat du Volksgerichtshof en tournée.

Majoritairement français, belges ou hollandais, les détenus ainsi marqués n'auront connaissance de leur statut qu'après la guerre.

Ils voient bien qu'ils ne reçoivent ni courrier ni colis.

Ils ignorent que les lettres qu'ils écrivent ne sont pas transmises.

Tous les déportés ne sont pas NN, mais tous les NN sont déportés.

Ils ne sont pas tous condamnés à mort; nombre d'entre eux sont sous le coup de condamnations à des peines de prison ou de travaux forcés.

Les détenus en fin de peine sont "mis au camp" sans spécification de durée.

À l'automne 1944, devant l'échec manifeste de la politique NN (la dissuasion est nulle, le nombre d'insurgés augmentant sans cesse), le régime NN est partiellement levé.

Les Allemands vident leurs prisons et leurs bagnes surpeuplés des détenus NN qui sont mis au régime commun dans les camps de concentration où les résistants sont envoyés sans procédure ni jugement.

Du statut NN, seule subsiste la privation de colis et de courrier qui, dans bien des cas, sera fatale.



Selon certains, Nacht und Nebel fait référence à l'opéra de Wagner L'Or du Rhin, dans lequel Alberich, roi des Nibelungen, coiffé du casque magique, se change en colonne de fumée et disparaît tandis qu'il chante « Nacht und Nebel, niemand gleich » (« Nuit et brouillard, plus personne »).

En fait, « bei Nacht und Nebel » était, dès avant la création de cet opéra (1869), une expression allemande courante pour dire « à la faveur de la nuit ».

Selon certains historiens, « Nacht und Nebel » serait une interprétation surajoutée (éventuellement par les nazis eux-mêmes) à l'abréviation NN de Nomen Nescio (latin signifiant « je ne connais pas le nom »), utilisée en allemand (et en néerlandais) pour désigner une personne qu'on ne veut pas ou ne peut pas nommer.

Tel aurait été le sens dans lequel l'administration des camps aurait d'abord utilisé les lettres NN.

 

 

 

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 05:00

 

 

 

Le thème du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2013-2014, "La libération du territoire et le retour à la République" sera présenté de 14h à 17h le 6 décembre, dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne


 

 

grand amphi sorbonne




Des historiens interviendront :



Mme Christine Lévisse-Touzé, M. Laurent Douzou, M. Fabrice Grenard,



ainsi que des témoins :



Mme Cécile Rol-Tanguy, Mme Yvette Lévy, M. Louis Cortot et M. Fred Moore.

 




La séance sera introduite par M. Jacques Vistel, Président de la Fondation de la Résistance.

 



Les enseignants et leurs élèves peuvent s'inscrire auprès de Mémoire et Espoirs de la Résistance :



 

par courriel : memoresist@m-e-r.org



ou par fax : 01 45 66 64 24

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 20:35

 

 

 

 

Lundi 2 décembre

 

Hôtel de Ville de Paris 

 

De 14 à 16h30, dans l'auditorium

(entrée 5, rue Lobau)

 

 

Ciné Histoire organise, en partenariat avec l'Association pour la Défense des Valeurs de la Résistance, une séance autour du thème du CNRD 2013 - 2014



Mme Nicole Dorra, présidente de Ciné Histoire, introduira la séance.


Mme Christine Levisse-Touzé, directrice du Musée du général Leclerc de Hautecloque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin présentera le thème "du gouvernement d'Alger à la Libération de Paris".


Mme Odile de Vasselot, résistante, témoignera de la Libération de Paris.


M.Alfred Grosser, professeur émérite à Sciences Po et politologue, témoignera de la Libération de Marseille.



Les conférences et témoignages seront suivis d'extraits de films d'archives et d'échanges avec les auditeurs.



 

Les enseignants et leurs élèves peuvent s'inscrire en envoyant un courriel à l'adresse suivante:  nicoledorra@gmail.com

 

 

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 05:54

 

 

Dix ans en 1940

 

 

La Secrétaire générale de l'Association des Déportés, Internés et Familles de Disparus de l'Oise (A.D.I.F. de l'Oise), Madame Claude du Granrut vous rencontrera et dédicacera son livre "Dix ans en 1940"

samedi 23 novembre à partir de 14 heures dans les Salons de la Fondation de la Résistance

 

à l'occasion  de la 10ème édition des Rencontres et Dédicaces autour du Livre Résistant.

 

 


 

 

Fondation de la Résistance

 

30, boulevard des Invalides

 

75007 Paris

 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 05:00

 

 

Il y a 73 ans, jour pour jour.

 

 

 

drapeaux allemand et italien 1940

 

 

 

AXE ROME - BERLIN - TOKYO


L'Axe Rome-Berlin-Tokyo ou les forces de l'Axe regroupait les nations en guerre contre les Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale.

L'Axe fut créé le 26 septembre 1940 avec la signature du Pacte tripartite par l'Allemagne, le Japon et l'Italie qui formèrent ainsi une alliance militaire.

Par la suite d'autres pays rejoignirent l'alliance.

Contrairement aux manœuvres alliées, celles de l'Axe n'impliquèrent pas d'opérations majeures communes aux trois principaux pays le composant : l'Allemagne et l'Italie intervinrent très peu sur les théâtres d'Océanie et d'Asie du Sud-Est du conflit mondial – bien que des opérations allemandes aient eu lieu en Océanie avant l'entrée en guerre du Japon – tandis que le Japon n'intervint pas militairement sur les théâtres européen et moyen-oriental.

À son apogée, l'Axe contrôlait de vastes territoires en Europe, en Afrique du Nord et en Asie.

La Seconde Guerre mondiale se termina par la défaite totale de ses membres et par la dissolution de l'organisation.

 

 

 

 


ALLEMAGNE


L'Allemagne nazie fut de manière non officielle le leader de l'alliance qu'elle avait permis de créer avec le Pacte tripartite. L'Allemagne était menée par Adolf Hitler et par son Parti national-socialiste des travailleurs allemands ou Parti nazi.

Les citoyens allemands ressentirent comme une humiliation le Traité de Versailles qui, mettant fin à la Première Guerre mondiale, amputait l'Allemagne de larges parties de son territoire.

La pression des réparations, provoquant une hyperinflation au début des années 1920, et l'occupation de la Ruhr fragilisèrent la République de Weimar.

Bien que l'Allemagne commença à se relever à partir du milieu des années 1920, la Grande Dépression entraîna un effondrement de l'économie et la montée de forces politiques promouvant des solutions radicales aux problèmes du pays.

Les nazis menés par Adolf Hitler propagèrent la légende du coup de poignard dans le dos selon laquelle l'Allemagne avait été trahie par les Juifs et les communistes et promirent de ramener l'Allemagne au rang des grandes puissances en rassemblant les populations allemandes d'Europe au sein d'une Grande Allemagne.

Avec la remilitarisation de la Rhénanie en 1936, l'Allemagne viola les clauses du Traité de Versailles et commença à réarmer.

Elle annexa ensuite l'Autriche en 1938, la Région des Sudètes puis toute la Tchécoslovaquie en 1939.

L'invasion de la Pologne en septembre 1939 fut l'élément déclencheur de la Seconde Guerre mondiale.

Par la suite, l'Allemagne envahit l'Europe du Nord, de l'Ouest et du Sud.

En juin 1941, elle se lança à la conquête de l'Union soviétique.

Elle subit de terribles revers à Stalingrad et à Koursk sur le Front russe et à El-Alamein en Afrique.

Les débarquements en Normandie et en Italie créèrent une guerre sur trois fronts qui provoqua l'effondrement des armées allemandes et du Troisième Reich au printemps 1945.

 

 

 

 


ITALIE


Le Royaume d'Italie était dirigé par le dictateur fasciste Benito Mussolini au nom du roi Victor-Emmanuel III d'Italie.

Au cours de la Première Guerre mondiale, l'Italie était entrée en guerre contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie en 1915 en espérant obtenir les territoires qu'elle convoitait.

À la fin de la guerre, les gains étaient inférieurs à ce qui lui avait été promis lors du Pacte de Londres en 1915.

Les nationalistes et l'opinion publique virent cela comme une injustice et un affront envers les 600 000 soldats italiens tués.

Ce ressentiment associé aux dissensions internes et aux problèmes économiques permit aux fascistes menés par Benito Mussolini de prendre le pouvoir en 1922.

À la fin du XIXe siècle , après l'unification italienne, un mouvement nationaliste se développa autour de l'idée d'Italia Irredenta qui devait permettre d'incorporer les régions italophones comme la Dalmatie sous domination étrangère au sein de l'Italie.

Le régime fasciste avait également l'intention de créer un « nouvel empire romain » dans lequel l'Italie dominerait la Méditerranée.

En 1935-1936, elle envahit l'Éthiopie.

La Société des Nations protesta mais même si aucune action ne fut prise à son encontre, l'Italie se retrouva isolée sur la scène internationale.

En 1937, elle quitte la Société des nations et rejoint le pacte anti-Komintern signé par le Japon et l'Allemagne l'année précédente.

En mars/avril 1939, l'Italie annexe l'Albanie et le 22 mai, elle signe le Pacte d'Acier avec l'Allemagne.

L'Italie n'entra dans la guerre que le 10 juin 1940 et elle signa le pacte tripartite en septembre avec le Japon et l'Allemagne.

L'armée italienne n'était cependant pas prête pour une guerre de cette envergure et ses opérations en Grèce et en Afrique du Nord se transformèrent rapidement en débâcle.

Elle n'évite un désastre militaire complet que grâce à l'intervention allemande dans les Balkans et en Libye.

Malgré des succès initiaux, les allemands et les italiens sont chassés d'Afrique en 1943 et la même année, les Alliés prennent pied en Sicile et dans le sud de la péninsule italienne.

La population est épuisée et a perdu confiance en Mussolini.

Le 25 juillet 1943, le roi Victor Emmanuel III démet Mussolini de ses fonctions et entame des négociations secrètes avec les Alliés.

L'armistice est signé le 8 septembre et l'Italie rejoint le camp des alliés en tant que cobelligérant.

L'Allemagne désarme l'armée italienne, prend le contrôle du reste nord de la péninsule et y installe un gouvernement fantoche, la République sociale italienne gouvernée par Mussolini qui existera jusqu'en mai 1945.





JAPON


Le Japon était la principale puissance de l'Axe en Asie et dans le Pacifique.

L'Empire du Japon était une monarchie constitutionnelle dont le souverain, l'Empereur Showa, jouissait d'un statut quasi-divin.

À la suite de tensions internes et du ralentissement économique des années 1920, les militaires japonais prirent le contrôle du gouvernement.

Depuis la Restauration de Meiji dans les années 1870, le Japon s'était lancé dans une série de conquêtes militaires en Asie en vue de s'approprier les ressources qui lui manquaient.

Il annexa la Corée en 1910 puis la Mandchourie en 1931.

Cette politique expansionniste lui valut l'hostilité des membres de la Société des Nations qu'il quitta en 1933.

Il se rapprocha alors de l'Allemagne et de l'Italie qui menaient une politique d'expansion similaire.

Le Japon signa le pacte anti-Komintern en 1937 pour se prémunir d'une attaque soviétique.

En 1937, le Japon se lance dans une guerre contre la Chine.

Malgré des succès initiaux, l'Armée impériale japonaise s'avère incapable de contrôler un territoire aussi vaste et instable que la Chine et l'invasion s'arrête.

À la suite du revers de Halhin Gol face aux soviétiques en 1939, le Japon décide de se tourner vers le sud.

Après la chute de la France en 1940, le Japon s'empare de l'Indochine française.

Cependant, les États-Unis décident d'organiser un embargo sur le pétrole à destination du Japon pour le pousser à cesser sa politique expansionniste.

À partir de décembre 1941, le Japon mène une offensive fulgurante et s'empare des Philippines, de la Malaisie, de l'Indonésie, de la Birmanie et de nombreux archipels dans le Pacifique.

Son expansion est stoppée en 1942 lors des batailles de Midway et de Guadalcanal.

La puissance industrielle des États-Unis fait que le Japon est progressivement repoussé jusque sur ses iles principales.

La Guerre du Pacifique dura jusqu'en septembre 1945 lorsque le Japon capitule à la suite des bombardements atomiques et de la déclaration de guerre de l'Union soviétique.

 

 

 

axe berlin rome tokyo

 

 

 

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