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  • : Mémorial du wagon de la déportation
  • : Pérenniser la mémoire de la déportation par le transport ferroviaire par la réalisation d'un Mémorial devant avoir pour bases deux wagons conformes à ceux utilisés au départ de Compiègne entre 1942 et 1944. Dans le respect absolu de la vérité historique, qui n'est pas le cas actuellement.
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  • Gérard BOCQUERY
  • Gardien et passeur de Mémoire. Défenseur du respect de la vérité historique. Créateur et administrateur de ce site dédié à la Mémoire de la Déportation.
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La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu'un individu. (Ferdinand LOT)

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 11:56

 

 

RAILS

 

 

Allocution de Monsieur Pierre Bur,

 

Président de l'Amicale des Déportés à Neu-Stassfurt

 

 

 

 

Compiègne 18 août 2013

 

Stèle dernier train buchenwald

Stèle du Dernier Train

 

Carrefour de Bellicart, forêt de Compiègne

 

 

 

 

 


Il y a quelques années, dans un autre lieu, je m’exprimais ainsi :

“Il nous appartient aujourd’hui, comme hier nous le faisions et comme demain nous le ferons, de nous rassembler, dans la dignité, dans l’émotion, dans la plus grande simplicité et surtout dans le souvenir.”

 

Eh bien vous êtes là en ce jour de célébration, en ce carrefour Bellicart à partir duquel se produisirent tant de drames. Nous sommes là pour nous souvenir de ce dernier convoi parti le 17 août 1944 à destination de Buchenwald.

 

1250 hommes étaient embarqués dans des conditions épouvantables,  comme l’ont été cinquante mille autres pour d’autres camps de la mort, à partir de la gare de Compiègne entre 1942 et 1944.

Qu’y a-t’il de plus émouvant que les retrouvailles de ces compagnons de misère? Qu’y a-t’il de plus émouvant que ce type de rassemblement qui regroupe aussi, des hommes et des femmes tels que vous, officiels, parents et amis, côte à côte, venus leur dire combien vous êtes en pensée avec eux.

 

Mais… est-ce suffisant? Certes, on se souvient, on communie ensemble au pied de ce monument, certains murmurent peut être une prière pour le repos de l’âme de leurs disparus, et après, que faisons nous?

N’existe t il plus dans le monde des monstruosités similaires à celles que nous dénonçons  ici? Est-il suffisant de se rassembler, de se recueillir, une fois l’an, ici ,et une autre fois le jour de la commémoration de la Déportation où on écoute pieusement un propos ministériel qui, entre nous, est plus rituel qu’original? Je n’en suis pas certain.

 

Ce dernier 8 mai, le Ministre de la Défense disait que cette date marquait la fin du barbarisme.

La fin du barbarisme nazi, oui, mais combien d’autres lui ont succédé?

 

    Le  régime soviétique, ne recelait il pas des camps de concentration? Les soviétiques peuple courageux s’il en est, n’étaient ils pas privés de liberté? Les opposants au régime n’étaient ils pas torturés, assassinés? Cela s’est soldé par des dizaines de millions de morts disent les froides statistiques.

 

    La Chine était elle un lieu paradisiaque du temps de Mao?

 

    Le Cambodge de Pol Pot et ses khmers rouges était-il cet endroit de paix que fréquentent les touristes aujourd'hui?

 

Je pourrais citer les dictatures Sud américaines, la Corée du nord, l'Iran, l’Irak, le Ruanda, l’Afghanistan, le Kosovo, la Libye, la Syrie, tous ces pays dans lesquels il s’est commis, ou il se commet encore, des crimes contre l’humanité plus odieux les uns que les autres.

 

Aujourd’hui et vous pouvez le constater chaque jour, d’autres dictatures tentent de s’installer et là je parle de l’Afrique et du Moyen Orient. A leur tête, des extrémistes à connotation religieuse. C’est nouveau, mais tout aussi horrible. De purs criminels s’en prennent aux innocents et surtout aux femmes auxquelles  ils dénient tout droit. Ils pillent, ils  tuent, ils  mutilent sans vergogne au nom de leur Dieu et de sa Loi dont ils font une très large interprétation afin de justifier leurs crimes.

 Du pur Nazisme. “Plus d’hommes…plus de problèmes” proférait Staline. C’est encore vrai de nos jours.

 

Qu’ont fait les dirigeants du monde depuis 1945, pour empêcher ces différentes dictatures et systèmes de perdurer ou simplement d’éclore?

 

Certes, il y a eu la période de la guerre froide. Elle a eu le mérite de contenir, voire de faire échec à maintes initiatives engendrant encore plus de terreur, mais peut on affirmer qu’elle y soit  parvenue totalement?

Il y a eu aussi, le combat de ces hommes et de ces  femmes de partout qui, courageusement, se sont élevés au risque de leur vie, contre ces régimes. Toutefois, faisons appel à notre mémoire sur ce point.  N’y avait il pas, ici et là, y compris dans notre démocratie, des voix qui vantaient ces totalitarismes et qui refusaient de reconnaître leurs crimes? C’était même de véritables déclarations d’amour. “Staline on t’aime d’un amour ardent” s’écriait un leader politique bien de chez nous et pas un des moindres. Il n’était pas une exception, loin s’en faut.

 

Il faut bien l’admettre, c’est essentiellement le cours de l’histoire et des raisons économiques plus que des raisons humaines,  qui ont  contribué a l’effondrement  de certains régimes. Malheureusement, d’autres, beaucoup d’autres, subsistent toujours.

Pourquoi? Probablement parce que le reste du monde ne se sent pas concerné.

 

Ici même en France, la majorité “silencieuse et pacifique”, a toujours fermé les yeux et elle continue de les fermer sur certaines horreurs. Faut il rappeler que c’est cette même majorité silencieuse et égoïste qui, ne se sentant pas concernée, a permis l’extension du nazisme à toute l’Europe, par le biais du traité de Munich? Ne le perdons jamais de vue.

Vous connaissez tous, probablement, le pasteur Martin Niemöller, interné successivement à Sachsenhausen et à Dachau qui lui aussi, à une époque, ne se sentait pas concerné:

Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste. Quand ils sont venus chercher les juifs, je n’ai pas protesté car je ne suis pas juif. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté car je ne suis pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté car je ne suis pas catholique. Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.”

 

Nous sommes tous concernés. Luttons, dénonçons autour de nous toute entrave à la liberté si bien définie dans nos lois. J'insiste. Celle dont nous pouvons être fiers. Incitons nos amis, nos élus  et nos dirigeants a plus de vigilance. Apprenons l'histoire à cette journaliste qui parlait  au journal télévisé du 28 avril de  76000 déportés, en passant sous silence, par ignorance j'ose le croire, les 250000 déportés résistants, politiques et autres otages. Expliquons à tout va, que les dictateurs en tout temps et en tout lieu, se sont toujours appuyés sur une petite partie de leur peuple, généralement la plus fragile,  en pratiquant une démagogie sans bornes, pour parvenir à leurs fins. D’un côté ils flattent, de l’autre ils mettent en place des lois partisannes qui leur permettent de bâillonner, d'emprisonner, d'éliminer et d'asseoir ainsi leur démentiel pouvoir. C’était notamment la méthode d'Hitler et de Staline. Ouvrons nos oreilles, décillons nos yeux, décryptons leur propos et faisons leur barrage.

 

Le monde est dangereux à vivre disait Einstein, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.”

Faisons en sorte que l’histoire ne se renouvelle pas dans sa facette la plus néfaste. C’est le destin des générations futures  que nous avons entre nos mains.

 Ne donnons aucune prise à ceux qui veulent les asservir, et comme nous le demandait Stéphane Hessel “APPRENONS A NOUS INDIGNER”.             

 

                                      Pierre BUR

 

Mesdames et Messieurs, permettez moi  de rajouter un mot à mon propos. Je ne veux pas parler de Déportation, mais des Déportés. Non des survivants, mais des Jacques Moignet, Paul Marchal, André Dechaume, Pierre Sauzet, et de tous ceux qui ont laissé leur vie dans les camps.

Un dirigeant politique français, arbore fréquemment au revers de son veston un triangle rouge. A une question qui lui était posée, il a répondu que c’était le triangle rouge que portaient les déportés, d’un certain parti politique, et qu’il leur  rendait ainsi hommage. Je l’ai entendu.

Ce monsieur est un imposteur. C'est faux. Je tenais à le dire. Le triangle rouge que nous avons eu l’honneur de porter était celui de tous les déportés politiques. Ce qui englobait non seulement les purs politiques, mais aussi les résistants, les maquisards, les otages et même parfois des droits communs.

. Il est inadmissible qu’on puisse se servir de ce symbole à des fins purement démagogiques et électorales. Celui que nous portions n’avait rien de clinquant comme celui de ce monsieur. Il était rouge de sa couleur certes, mais aussi et surtout de notre sang. Il était souillé,  crasseux car nous ne nous lavions pas et que c'était sur lui que machinalement nous écrasions les poux et la vermine qui nous rongeaient.

 Il est notre symbole, notre glorieux symbole, il est notre étoile jaune, et nul ne peut se l’approprier. Je tenais à le dire  ici solennellement, car il n'a jamais été donné suite à nos protestations.

 

Je vous remercie.

 

Pierre BUR

 

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 06:00
MESSAGE DES DÉPORTÉS


pour la Journée Nationale du Souvenir
des Victimes et Héros de la Déportation


Dimanche 28 avril 2013

 


Il y a 80 ans, le nazisme triomphait. Hitler imposait son pouvoir en Allemagne dans l’indifférence quasi générale des démocraties et entraînait le monde dans un conflit qui prit fin en 1945 après des années de terreur, par la victoire sur le nazisme.


C’est alors que les déportés survivants revinrent des camps de concentration et d’extermination.


Nous avons le devoir, au nom de nos camarades disparus, de rappeler ces évènements qui ont ponctué notre histoire.


Tant que nous pourrons prendre la parole, nous devons dire aux générations nouvelles que c’est surtout dans les moments de crise que resurgissent les discours antidémocratiques, xénophobes, racistes et antisémites, dans lesquels elles doivent discerner les thèses de ceux qui ont exterminé les juifs d’Europe, massacré les Tziganes, déporté et fusillé les Résistants.


Aujourd’hui, il est essentiel qu’elles reconnaissent, dans d’autres discours, les vociférations d’Adolf Hitler et la voix soumise de Philippe Pétain. Ainsi averties, pourront-elles combattre le danger s’il se présente.


Nous lançons aujourd’hui, un appel à la vigilance, au respect de l’être humain, de sa dignité et du droit à la différence. Ce message que nous adressons aux jeunes générations se veut partie prenante de la construction de l’avenir.

 


 

 

Ce message a été rédigé conjointement par :


La Fondation pour la mémoire de la déportation (F.M.D.),
La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.),
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, résistants et patriotes (F.N.D.I.R.P.),
L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus (U.N.A.D.I.F.).
Note du webmaster : Ce message sera lu par un(e) déporté(e) ou un(e) descendant(e) devant les Monuments aux Morts de toutes les villes et de tous les villages de France, dimanche 28 avril 2013
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 06:19

 

 

Message de Noël adressé aux enfants de France
depuis Londres par le Général DE GAULLE,
24 décembre 1941

 

18 juin de gaulle

 

Quel bonheur, mes enfants, de vous parler ce soir de Noël. Oh ! je sais que tout n'est pas gai, aujourd'hui, pour les enfants de France. Mais je veux, cependant, vous dire des choses de fierté, de gloire, d'espérance.

 

Il y avait une fois : la France ! Les nations, vous savez, sont comme des dames, plus ou moins belles, bonnes et braves. Eh bien ! parmi mesdames les nations, aucune n'a jamais été plus belle, meilleure, ni plus brave que notre dame la France. Mais la France a une voisine brutale, rusée, jalouse : l'Allemagne. L'Allemagne, enivrée d'orgueil et de méchanceté, a voulu, un beau jour, réduire en servitude les nations qui l'entouraient. Au mois d'août 1914, elle s'est donc lancée à l'attaque.

 

Mais la France a réussi à l'arrêter sur la Marne, puis à Verdun. D'autres grandes nations, l'Angleterre, l'Amérique, ont eu ainsi le temps d'arriver à la rescousse. Alors, l'Allemagne, dont le territoire n'était nullement envahi, s'est écroulée tout à coup. Elle s'est rendue au Maréchal Foch. Elle a demandé pardon. Elle a promis, en pleurant, qu'elle ne le ferait plus jamais. Il lui restait d'immenses armées intactes, mais il ne s'est pas trouvé un seul Allemand, pas un seul ! pour tirer même un coup de fusil après la capitulation.

 

Là-dessus, les nations victorieuses se sont séparées pour aller chacune à ses affaires. C'est ce qu'attendait l'Allemagne. Profitant de cette naïveté, elle s'est organisée pour de nouvelles invasions. Bientôt, elle s'est ruée de nouveau sur la France. Et, cette fois, elle a gagné la bataille.

 

L'ennemi et ses amis prétendent que c'est bien fait pour notre nation d'avoir été battue. Mais la nation française, ce sont vos papas, vos mamans, vos frères, vos sœurs. Vous savez bien, vous, mes enfants, qu'ils ne sont pas coupables. Si notre armée fut battue, ce n'est pas du tout parce qu'elle manquait de courage, ni de discipline. C'est parce qu'elle manquait d'avions et de chars. Or, à notre époque, tout se fait avec des machines, et les victoires ne peuvent se faire qu'avec les avions, les chars, les navires, qui sont les machines de la guerre. Seulement, malgré cette défaite, il y a toujours des troupes françaises, des navires de guerre et des navires marchands français, des escadrilles françaises, qui continuent le combat. Je puis même vous dire qu'il y en a de plus en plus et qu'on parle partout dans le monde de ce qu'ils font pour la gloire de la France.

 

Pensez à eux, priez pour eux, car il y a là, je vous assure, de très bons et braves soldats, marins et aviateurs, qui auront à vous raconter des histoires peu ordinaires quand ils seront rentrés chez eux. Or, ils sont sûrs d'y rentrer en vainqueurs, car nos alliés, les Anglais et les Russes, ont maintenant des forces très puissantes, sans compter celles que préparent nos alliés les Américains. Toutes ces forces, les Allemands n'ont plus le temps de les détruire, parce que, maintenant, en Angleterre, en Russie, en Amérique, on fabrique d'immenses quantités d'avions, de chars, de navires. Vous verrez un jour toute cette mécanique écraser les Allemands découragés et, à mesure qu'ils reculeront sur notre territoire, vous verrez se lever de nouveau une grande armée française.

 

Mes chers enfants de France, vous avez faim, parce que l'ennemi mange notre pain et notre viande. Vous avez froid, parce que l'ennemi vole notre bois et notre charbon, vous souffrez, parce que l'ennemi vous dit et vous fait dire que vous êtes des fils et des filles de vaincus. Eh bien ! moi, je vais vous faire une promesse, une promesse de Noël. Chers enfants de France, vous recevrez bientôt une visite, la visite de la Victoire. Ah ! comme elle sera belle, vous verrez !...

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 19:30

 




 Présentation du livre


 

samedi 27 octobre 2012


 

au M.I.D. de Compiègne - Royallieu


 

 

 

couverture dix ans en 1940

 

 

 

"Dix ans en 1940"


de Claude Du GRANRUT


Présidente de la Société des Familles et Amis des Anciennes Déportées et Internées de la Résistance SFAADIR

 

 


 


 

Claude, la narratrice, a 10 ans en 1940. Comme Anne-Marie et Antoine. Ces trois amis connaîtront les épreuves et les drames de la Deuxième Guerre Mondiale : la Drôle de Guerre, l’exode, le choc de la défaite, l’humiliation de l’occupation par l’armée allemande.

La vie ne peut plus être comme avant : restrictions alimentaires, couvre-feu,

mesures contre les juifs, service du travail obligatoire, premiers actes de Résistance, premières arrestations...

Leur amitié leur permet de faire front devant les drames personnels : la mère
d’Anne-Marie est arrêtée et condamnée à la déportation ; les parents de Claude arrêtés par la Gestapo sont eux aussi déportés, de même que le père d’Antoine arrêté par la milice comme juif.

Le bilan sera lourd : le père de Claude, celui d’Antoine ne reviendront pas.
À la joie de la victoire et du retour des mères d’Anne-Marie et de Claude se
mêlera le sentiment d’avoir dû grandir trop vite, mais grâce à leur amitié, d’être sortis renforcés de leurs épreuves.

 

 



 


Claude DU GRANRUT, née DE RENTY, pupille de la Nation, diplômée de l’Institut d’Études politiques de Paris et de Mount Holyoke College, USA, a fait une carrière de Haut fonctionnaire au Ministère du Travail puis comme Magistrat des Cours Administratives d’Appel.

Élue Conseillère municipale de Senlis en 1977, elle devient Première-adjointe au Maire en 2003. Conseillère puis Vice-Présidente du Conseil régional de Picardie, elle est désignée par le Gouvernement pour siéger au Comité des Régions de l’Union Européenne lors de sa création en 1994. Elle a mis fin à ses mandats en 2010.

 

 

 


 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 13:24

 

FICTION

 

Du 24 septembre au 21 novembre 2012, France 3 tourne, en région Parisienne et en région Rhône-Alpes, « Alias Caracalla », l’adaptation du livre-culte du secrétaire de Jean MOULIN.


 

jean moulin





 

Le pitch :


Daniel a 20 ans, jeune homme fougueux, il est révulsé par l’Armistice. La trahison de Pétain est un choc pour lui.


Il veut partir se battre et, avec quelques copains, arrive en Angleterre presque par hasard.


Là, il s’enrôle vite auprès d’un Général inconnu : DE GAULLE.


L’armée du chef ne compte alors que quelques centaines de gamins…


C’est la naissance d’une incroyable épopée : la « FRANCE LIBRE ».


De retour dans une France occupée, la « vraie» Résistance va enfin pouvoir commencer.


Le hasard va faire du jeune Daniel un témoin incroyablement privilégié de l’Histoire.


A Lyon, il rencontre un dénommé Rex dont il devient le secrétaire. Ce n’est qu’à la fin de la guerre qu’il découvrira que Rex n’était autre que… Jean MOULIN.

 

 

 

 

La diffusion télévisuelle est prévue à l’occasion des 70 ans de la mort de Jean MOULIN et de la création du Conseil National de la Résistance.

 

 

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 13:32

 

 

CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE

DE LA CREATION DU


CONCOURS NATIONAL

DE LA RESISTANCE

ET DE LA DEPORTATION

C N R D

 


RAPPEL HISTORIQUE

 


 


1961 - 2011, le Concours National de la Résistance et de la Déportation est devenu

officiel le 11 avril 1961 par une circulaire ministérielle.


Depuis quelques années, sous l'impulsion de son Secrétaire général Henry BAILLY,

Résistant-Déporté, la Confédération Nationale des Combattants Volontaires de la

Résistance avait déjà lancé et développé dans certains départements le "Prix de la

Résistance". Son but étant de perpétuer la mémoire de la Résistance contre

l'occupant nazi.


En 1961, un jury devenu national est composé non seulement de personnalités de la

CNCVR, mais aussi de l'UNADIF - FNDIR et du Réseau du Souvenir (association

d'anciens déportés qui réalise le Mémorial de l'Ile de la Cité).


Dans de nombreux départements des représentants de ces mêmes associations

vont former des jurys présidés par des inspecteurs d'académie rejoints par des

professeurs d'histoire.


Les premières années, les sujets vont être choisis par les jurys départementaux,

puis, à partir de 1965, un thème unique sera proposé.


Bien implanté, en 1982, le Concours va avoir un impact plus grand encore avec

l'entrée dans le jury de l'ANACR, de l'ANADIR, de l'ANMR, et de la FNDIRP - et le

nombre de candidats et d'établissements participant au Concours va croître d'année

en année. (Jusqu'à plus de 60 000 en 2005 pour le 60ème anniversaire de la libération

des camps).


Ainsi le Concours a permis de faire connaître et transmettre à plusieurs générations

cette période de notre histoire dont il est toujours important de maintenir le souvenir.

C'est un objectif qui a été poursuivi sous l'influence des Résistants et des Déportés

jusqu'à ce cinquantième anniversaire de la création du Concours.


Mais nous assistons depuis quelques années à une évolution au sein des jurys qui

n'est pas toujours satisfaisante en ce qui concerne le rôle des représentants des

Résistants et des Déportés, en raison de l'application des nouvelles règles

pédagogiques.

 

 

Jacqueline FLEURY


1ère Vice Présidente de la FNDIR

Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance

 

 

 

 

 

 

 


 webmaster@unadif.fr


 www.unadif.fr


 www.fndir.fr

 

 

 

.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:56

 

 

 

   

Le thème et le règlement

 

du CNRD

 

année scolaire 2012 - 2013

 


 

  couverture LA LETTRE CNRD 2012-2013

 

 

 

« Communiquer pour Résister 1940 - 1945 ».


On étudiera le rôle joué par la presse clandestine,

les tracts, la radio...

dans le combat des Résistants, et l'importance

de la communication dans la lutte pour la Liberté.

 

 

 

 

 

Rappel historique CNRD

 

.

 

 

Concours national

de la Résistance et de la déportation


année scolaire 2012-2013

 


 

BO n° 24 du 14 juin 2012

NOR : MENE1224404N

Note de service n° 2012-094 du 7 juin 2012

MEN - DGESCO B3-4


 

Le concours national de la Résistance et de la déportation (CNRD) a été créé

officiellement en 1961 par Lucien Paye, ministre de l'éducation nationale, à la suite

d'initiatives d'associations et particulièrement de la Confédération nationale des

combattants volontaires de la Résistance (CNCVR). Ce concours a pour objectif de

perpétuer chez les jeunes Français la mémoire de la Résistance et de la déportation afin de leur permettre de s'en inspirer et d'en tirer des leçons civiques dans leur vie

d'aujourd'hui.

 


 

Pour l'année scolaire 2012-2013, le jury national a arrêté le thème suivant :

 

« Communiquer pour résister » (1940-1945)

 

On pourra se référer, comme chaque année, au document pédagogique élaboré par l'une des fondations de mémoire partenaire du concours.

Pour la session 2012-2013 du concours, la Fondation de la Résistance a été chargée de l'élaboration de ce document. Il sera accessible au public dans le courant du mois

d'octobre 2012. Pour plus d'informations à ce sujet, on pourra consulter le site Éduscol : http://eduscol.education.fr/cnrd.

 

 

Règlement

du concours national de la Résistance et de la déportation

année scolaire 2012-2013

 

 

 

1. Élèves pouvant participer au concours

Le concours national de la Résistance et de la déportation est ouvert aux élèves

des établissements publics et privés sous contrat :

- collèges ;

- lycées d'enseignement général et technologique ;

- lycées professionnels ;

- lycées de la défense ;

- lycées agricoles ;

- établissements français à l'étranger.

Sont concernés :

- au collège, les élèves des classes de troisième uniquement ;

- au lycée, les élèves de toutes les classes.

Peuvent également participer au concours :

- les jeunes placés dans les centres éducatifs fermés ;

- les mineurs et jeunes majeurs scolarisés dans les établissements pénitentiaires.

 

2. Catégories de participation

Le concours comporte six catégories de participation.

Première catégorie : classes de tous les lycées - réalisation d'un devoir individuel

en classe, portant sur le sujet académique -

durée 3 h.

Deuxième catégorie : classes de tous les lycées - réalisation d'un travail collectif

qui peut être un mémoire, associé ou non à d'autres supports, portant sur le thème

annuel.

Troisième catégorie : classes de tous les lycées - réalisation d'un travail collectif,

exclusivement audiovisuel (film, documentaire sonore), portant sur le thème annuel.

Quatrième catégorie : classes de troisième - rédaction d'un devoir individuel en

classe, portant sur le sujet académique - durée 2 h.

Cinquième catégorie : classes de troisième - réalisation d'un travail collectif qui

peut être un mémoire, associé ou non à d'autres supports, portant sur le thème

annuel.

Sixième catégorie : classes de troisième - réalisation d'un travail collectif,

exclusivement audiovisuel (film, documentaire sonore), portant sur le thème annuel.

Pour les travaux collectifs, le jury national ne retiendra que des productions

réalisées par deux élèves au minimum.

 

3. Inscription des candidats

3.1 Établissements situés sur le territoire français

Les chefs d'établissement des collèges, lycées et autres établissements situés sur

le territoire français métropolitain inscrivent leurs candidats auprès de la direction

académique des services de l'éducation nationale de leur département.

Les chefs d'établissement des collèges, lycées et autres établissements situés sur

les territoires français de l'outre-mer (départements et régions d'outre-mer -

collectivités d'outre-mer) inscrivent leurs candidats auprès du rectorat ou du vice-rectorat concerné.

3.2 Établissements situés à l'étranger

Les établissements français à l'étranger inscrivent leurs candidats directement

auprès du ministère de l'éducation nationale, avant le vendredi 1er février 2013,

en utilisant l'adresse électronique suivante : cnrd.dgesco@education.gouv.fr.

 

4. Conditions de réalisation des devoirs individuels et des travaux collectifs

4.1 Conditions de réalisation des devoirs individuels

Les épreuves des première et quatrième catégories doivent être réalisées en

classe, sous surveillance, dans les temps indiqués ci-dessus. Les candidats ne

disposent d'aucun document personnel pendant la composition. Ces épreuves

individuelles doivent être réalisées sur des supports garantissant l'anonymat des

candidats lors de l'évaluation des copies au niveau départemental.

Les sujets des devoirs individuels sont élaborés, pour chaque académie, par une

commission présidée par un inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique

régional d'histoire et de géographie désigné par le recteur. Cette commission est

composée de représentants des jurys départementaux dont au moins un

représentant des associations de résistants ou de déportés par département.

Afin de permettre aux candidats de concourir dans des conditions identiques, les

directeurs académiques des services de l'éducation nationale en métropole et les

recteurs ou vice-recteurs des académies dans l'outre-mer s'assurent que les sujets

élaborés par les commissions académiques à partir du thème national restent

confidentiels jusqu'à la date de l'épreuve.

Pour les épreuves des première et quatrième catégories, les établissements

français à l'étranger s'adressent à leur académie de rattachement qui leur fournit

les sujets.

La date des épreuves du concours national de la Résistance et de la déportation

pour l'année scolaire 2012-2013 a été fixée au vendredi 22 mars 2013 pour les

devoirs individuels, dans l'ensemble des établissements en France et à l'étranger.

4.2 Conditions de réalisation des travaux collectifs non exclusivement audiovisuels

Pour les travaux collectifs des deuxième et cinquième catégories, les candidats

peuvent proposer différents types de travaux : mémoire, diaporama, créations

artistiques, etc. Ils peuvent avoir recours à différents supports : dossiers manuscrits

ou imprimés, panneaux d'exposition, supports amovibles de stockage de données

numériques (cédérom, dévédérom, clé USB, etc.).

Les candidats peuvent réaliser un site internet à condition d'en présenter au jury

une version imprimée ou sur support numérique qui ne doit pas différer de la

version en ligne.

Dans le cas où les travaux présentés contiennent des vidéos ou des documents

sonores, il est précisé que la durée totale de ces enregistrements ne doit pas

excéder 20 minutes.

Il est demandé aux candidats, pour des raisons matérielles liées au transport et à la

conservation des travaux (fragilité, sécurité, etc.), de faire en sorte que ceux-ci ne

dépassent pas le format A3 (29,7 × 42 cm). Toute réalisation (oeuvre artistique,

diorama, exposition, etc.) dont les dimensions excéderaient cette limite doit

être filmée ou photographiée. Seules ces vidéos ou ces photos, accompagnées

si besoin d'un document de présentation, seront transmises au jury.

4.3 Conditions de réalisation des travaux collectifs exclusivement audiovisuels

Les travaux collectifs des troisième et sixième catégories ne peuvent prendre la

forme que d'un film ou d'un enregistrement sonore.

La durée totale de la production audiovisuelle présentée au jury ne doit pas excéder

45 minutes.

4.4 Reclassement éventuel de certains travaux par le jury

Dans le cas où les productions de certains candidats auraient été classées dans

des catégories ne correspondant pas aux critères définis précédemment, le jury a la

possibilité de les reclasser dans les catégories conformes au présent règlement.

Afin d'éviter que cette situation se produise, les candidats sont priés de bien vérifier

qu'ils participent au concours dans la bonne catégorie.

4.5 Respect de la propriété intellectuelle et du droit à l'image

Il est rappelé que les sources de tous les documents (textes, photos, réalisations

artistiques, cartes, extraits sonores ou vidéos, etc.) figurant dans les productions

des élèves doivent être explicitement mentionnées.

Par ailleurs, les candidats doivent obtenir une autorisation écrite de chaque

personne interviewée. Un modèle d'autorisation est téléchargeable sur le site

Éduscol, à l'adresse suivante : http://eduscol.education.fr/cnrd.

 

5. Envoi des travaux

5.1 Consignes spécifiques aux établissements situés sur le territoire français

Les copies individuelles et les travaux collectifs des établissements situés sur le

territoire métropolitain sont adressés par l'établissement scolaire au directeur

académique des services de l'éducation nationale le vendredi 29 mars 2013 au

plus tard.

Les copies individuelles et les travaux collectifs des établissements des Drom-Com

sont adressés par l'établissement scolaire au recteur ou vice-recteur de l'académie

le vendredi 29 mars 2013 au plus tard.

5.2 Consignes spécifiques aux établissements situés à l'étranger

Dans les établissements français à l'étranger, l'équipe éducative effectue une

sélection des travaux permettant d'identifier la meilleure production de chaque

catégorie de participation (une production et une seule par catégorie sera

sélectionnée).

Les copies individuelles et les travaux collectifs ainsi sélectionnés sont adressés

directement au ministère, le vendredi 29 mars 2013 au plus tard, à l'adresse

suivante : ministère de l'éducation nationale, direction générale de l'enseignement

scolaire, DGESCO B3-4, « Concours national de la Résistance et de la déportation

», 110, rue de Grenelle, 75357 Paris 07 SP.

5.3 Consignes pour l'ensemble des établissements participant au concours

Sur l'ensemble des copies individuelles et des travaux collectifs transmis doivent

être clairement indiqués le nom et les coordonnées de l'établissement, la catégorie

de participation au concours, ainsi que le nom, le prénom et la classe des

candidats.

Ces mentions doivent figurer à un endroit unique, pour chaque élément composant

le projet (copie, dossier, cédérom, etc.). Cela permet aux services organisateurs du

concours d'assurer l'anonymat des productions présentées au jury sans altérer

celles-ci.

 

6. Prix départementaux

Les jurys départementaux, composés conformément à l'article 2 de l'arrêté du 21

décembre 2009, publié au J.O. du 21 janvier 2010 et au B.O. du 18 février 2010,

désignent les lauréats départementaux qui reçoivent leur prix lors d'une cérémonie

organisée, dans la mesure du possible, entre le lundi 6 et le vendredi 10 mai 2013,

au chef-lieu du département.

Les jurys départementaux sélectionnent, à l'intention du jury national, le meilleur

travail pour chacune des six catégories. Dans chacune des six catégories, une

production et une seule, par jury départemental, sera adressée au ministère. En

cas de travaux classés premiers ex-aequo d'une catégorie au sein du palmarès

national, chaque jury est prié de déterminer lequel des deux sera transmis au

ministère.

Les directeurs académiques des services de l'éducation nationale, ainsi que les

recteurs et vice-recteurs des académies d'outre-mer, envoient au plus tard le

vendredi 10 mai 2013 les deux copies et les quatre travaux collectifs ainsi

sélectionnés, accompagnés du palmarès départemental, au ministère de

l'éducation nationale, direction générale de l'enseignement scolaire, DGESCO B3-

4, « Concours national de la Résistance et de la déportation », 110, rue de Grenelle

75357 Paris 07 SP.

À chacune des copies individuelles sélectionnées est obligatoirement annexé

le sujet académique.

En outre, le tableau d'informations statistiques, document électronique

téléchargeable sur le site Éduscol à l'adresse suivante :

http://eduscol.education.fr/cnrd, doit être complété et envoyé au ministère, à

l'adresse cnrd.dgesco@education.gouv.fr (même dans le cas où aucun travail

n'aurait été sélectionné par le jury départemental), au plus tard le vendredi 10 mai 2013.

 

7. Prix nationaux

Le jury national examine les travaux sélectionnés pendant l'été et établit le

palmarès au début du premier trimestre de l'année scolaire 2013-2014.

Il décerne des prix et des mentions dans les six catégories. Le jury national est

souverain de toute décision quant aux résultats relatifs au palmarès national.

 

8. Remise des prix nationaux

Les prix nationaux sont remis par le ministre chargé de l'éducation nationale et le

ministre chargé de la défense et des anciens combattants, ou leurs représentants,

au cours d'une cérémonie officielle à Paris dont les modalités d'organisation sont

précisées aux chefs des établissements concernés.

Seuls les lauréats ayant été récompensés par un prix national peuvent être invités à

la cérémonie nationale de remise des prix. Les candidats titulaires d'une mention

ne sont pas concernés.

Tous les lauréats ayant reçu un prix national au titre de la première ou de la

troisième catégorie de participation sont conviés à participer à cette cérémonie.

Les groupes primés au titre des travaux collectifs (exclusivement audiovisuels et

non exclusivement audiovisuels) sont représentés à la cérémonie par quatre

élèves au maximum, désignés par leurs camarades.

Les lauréats de la troisième catégorie et les lauréats de la sixième catégorie

reçoivent le prix spécial du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour la

mémoire de la Résistance et de la déportation. Le CSA peut proposer des

modalités de valorisation des travaux des lauréats auprès des médias. Dans la

mesure du possible, ces travaux sont diffusés lors de la cérémonie nationale de

remise des prix du CNRD, et lors d'une cérémonie au Conseil supérieur de

l'audiovisuel où les lauréats pourront rencontrer des professionnels de l'audiovisuel.

 

9. Retour des travaux

Le ministère de l'éducation nationale prend en charge la valorisation des travaux

des lauréats ayant reçu un prix national.

Tous les autres travaux sont retournés aux inspections académiques dans le

courant du 2ème trimestre de l'année scolaire 2013-2014.

Les directeurs académiques des services de l'éducation nationale se chargeront,

en liaison avec les associations locales, de la mise en valeur de ces travaux auprès

des archives, des musées, des bibliothèques, des mairies, des établissements

scolaires, etc.

La participation à ce concours vaut cession, à titre gratuit, au profit du ministère de

l'éducation nationale, de tous les droits de propriété des candidats ou de leurs

ayants-droit sur les documents et oeuvres réalisés dans ce cadre (pour la partie

concernant leur production propre).

Les services chargés de la valorisation des travaux des candidats doivent veiller à

respecter la législation sur les droits d'auteur en ne diffusant pas de séquences

extraites d'oeuvres audiovisuelles dont les droits n'ont pas été cédés.

La participation à ce concours implique l'acceptation du présent règlement.

Pour obtenir plus d'informations, il est possible de se référer à la page dédiée au

concours sur le site Éduscol du ministère : http://eduscol.education.fr/cnrd

La note de service n° 2010-057 du 28 avril 2010 relative au Concours national de la

Résistance et de la déportation - année 2010-2011 - est abrogée.

 

 

Pour le Ministre de l'Education nationale

et par délégation,

Le Directeur général de l'enseignement scolaire,

Jean-Michel BLANQUER 

 

 

 

 

  Documents d'aide

à la préparation au Concours

ICI

 

 

 

 

 

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:29

 

Lundi 21 mai 2012


de 15h00 à 16h30 


"Mémoire et Espoirs de la Résistance,


l'association des Amis de la Fondation de la Résistance"

 


vous convie à une conférence-dédicace


d'André BESSIERE


qui évoquera son parcours de Lycéen-Résistant,


sa déportation et sa rencontre avec Robert DESNOS.


 

andre bessiere lyceen resistant



Lieu de la conférence :


Hôtel des Invalides

 

- Salle des Bleuets -

Office National des Anciens Combattants -

Corridor de Metz - escalier K.


6, boulevard des Invalides

75007 Paris



Nombre limité de places


Inscription auprès de :


M.E.R.

place Dupleix

75015 Paris


par courriel : memoresist@m-e-r.org


ou


par téléphone au 01 45 66 92 32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 21:08

 

Dimanche 29 avril 2012

 

Journée Nationale du Souvenir

 

des Victimes et Héros de la Déportation


 france

 

 

 

MESSAGE des DEPORTES

 

 

 

En cette année électorale importante, les victimes du nazisme et de la collaboration de l’État français réaffirment leur attachement à cette journée du souvenir de la déportation.

Pourquoi faut-il toujours se souvenir ? Pourquoi faut-il sans cesse témoigner ?

Revenir sur le passé reste un préalable indispensable pour faire comprendre la tragédie humaine de la Déportation.

Survenue souvent après les épreuves de l’arrestation et de l’internement, la déportation dans ses finalités répressive ou exterminatrice a touché des dizaines de milliers de nos compatriotes comme aussi de ceux qui avaient pensé trouver asile sur notre sol.

Jamais il n’a été plus indispensable de rappeler notre passé concentrationnaire qui peut sembler lointain aux générations nouvelles.

Les enseignements que nous en tirons restent actuels à nos yeux.

Malgré le temps qui passe et les mémoires qui s’éteignent, nous avons aussi le devoir de rappeler les leçons de notre histoire qui appellent à la lucidité et à la vigilance.

Loin de disparaître, le fanatisme, le racisme, la xénophobie ne cessent de ressurgir à travers un monde agité par des passions nationalistes et religieuses et des désordres économiques.

Cette journée du souvenir doit être tournée vers l’action. Les détenus, lorsqu’ils furent libérés, s’engagèrent pour que ces drames ne soient pas seulement un objet de commémoration.

En ce 67ème anniversaire de notre libération, notre objectif commun doit être de faire vivre dans notre société l’histoire et la mémoire de phénomènes d’une dimension humaine si considérable par leurs origines, leurs ressorts et leurs conséquences, qu’ils ne peuvent ni ne doivent plus jamais laisser les consciences au repos.

 

 

 

Ce message a été rédigé conjointement par :


la Fondation pour la mémoire de la déportation (F.M.D.),

la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.),

la Fédération Nationale des Déportés et Internés, résistants et patriotes (F.N.D.I.R.P.),

l'Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N.A.D.I.F.),

ainsi que par des Anciennes Déportées et Internées de la Résistance.

 

 

 

 

 

Note du webmaster : message lu par un(e) déporté(e)  ou un (e) descendant (e)

lors des cérémonies du 29 avril 2012 dans toutes les communes de France.


 

 

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 13:56

  Le témoignage qui suit est celui de Sucramus, né en 1940

à La Bresse dans les Vosges.

 

Son père et ses deux oncles ont été déportés

comme de très nombreux habitants

 

Ils ne reviendront pas ...

 


 

Lisez ce très émouvant témoignage

 

 

 

 

 

Chaque jour est un anniversaire.

 


La Bresse, un village lové au fond de la vallée de la Moselotte.  La ligne de crête est la  limite de la commune avec l’Alsace. Frontière naturelle et politique entre la Lorraine et l’Allemagne de 1870 à 1918…


Depuis le 18 Juin 1940, les éléments de la VIIIème armée sont pris en tenaille et repliés à La Bresse…Le 22 juin, à 8h15, Le général Laure demande le cessez le feu… Dans la matinée, les généraux  Laure, Tencé, Menu, Cousse et St Céran déposent les armes devant l’Oberstlieutnant Heinrich Von Bünau de la wehrmacht…

 

 

 

 

 

Clotilde est enceinte de 4 mois…Il ne reste des hommes que les anciens…

La vie s’organise péniblement autour des conditions imposées par l’occupant…….

Passe l’été…..

Vient Octobre couleur Vert de Gris …..L’automne vosgien s’installe….

Les travaux des champs ont pris du retard par le manque de main d’œuvre….

Le 17, Clotilde, accompagnée de son beau-père Emile, 65 ans descendent au champ pour arracher les patates… Ses efforts finissent par faire céder sa résistance, Une douleur la transperce, et….elle perd les eaux au milieu du champ. Emile l’accompagne jusqu’à la maison, elle est prise en charge par ses belles-sœurs….

Après une nuit de douleurs, elle me fait naître un vendredi 18 octobre gris comme le pire de novembre sur les crêtes…

Je suis un bébé chétif, venu avec 3 semaines d’avance, victime des privations.

Au fil des semaines,  maman se désole de voir son impuissance à me faire reprendre mon poids de naissance et me sent en péril…

C’est  Marie ma tante qui allaite ma cousine Renée qui lui propose de faire la nourrice…Et, le miracle se produit, grâce à elle, j’ai, aujourd’hui, le plaisir de vous conter mon histoire……………. J’en profite pour faire une bise à ma sœur de lait.

 

N.B. Références historiques extraites du mémoire de maîtrise d’histoire contemporaine de Nadège Mougel Université de NancyII

4 ans plus tard, un autre anniversaire.

 

 

Septembre 44 : le cours de l'histoire s'inverse

L'armée de De Lattre venant du sud est à quelques kilomètres du village, l'orgueilleuse troupe allemande de 1940 est aux abois, harcelée par le maquis. La réaction des SS est destructrice.
Le 20, livré par des miliciens infiltrés, le maquis est attaqué. 1100 hommes tiennent tête à 8000 allemands pendant 4 jours, détournant ainsi des forces combattantes favorisant l'avance des commandos de Provence.
Le maquis tombera en laissant 35 tués et 51 prisonniers qui seront froidement exécutés.

 

 En même temps  54 civils dénoncés par des traitres seront torturés et exécutés. Les allemands laisseront 250 tués et plus de mille blessés..


Devant la pression des alliés les SS renforcent leur ligne de défense hivernale : la Winterlinie, en enrôlant de force tous les hommes valides pour creuser des tranchées antichars, postes de mitrailleuses ... Le village est sous la botte,  en avant des lignes.
Les alliés sont à 5 kms... à Cornimont.
Le 7 octobre, l'assaut est donné pour la conquête du Haut du Faing, hauteur stratégique entre La Bresse et Cornimont. Douze jours de combats sanglants. Cette bataille fut la plus sanglante du front de l'Est. La 3ème DIA perdra 1200 tués et 4800 blessés, du côté allemand ce ne sera pas moins de 3000 tués...sans connaitre le nombre de blessés. (GOOGLE: La bataille du Haut du Faing)
C'est ce même jour à 9h du soir que les premiers obus tombent au centre du village...Le bombardement dure 42 jours!
146 000 obus de tous calibres sont déversés sur la commune.
6 semaines pendant lesquelles nous vivons terrés dans les caves, à chaque jour son lot de destruction et de mort de civils...
Le 14 octobre, maman est près d'accoucher, il n'est pas question de rester à la maison en retrait du village. Profitant d'une accalmie, elle est conduite au village. Elle est hébergée chez ma tante à la cave, bien entendu.
Pendant ce temps, ordre est donné aux hommes de se rassembler au fond de la vallée de Chajoux et de Vologne pour creuser des tranchées, en cas de refus, c'est la destruction du village.
 Le 16, Maman nous donne un petit frère: Jean-Pierre. Elle accouche à la lueur des bougies avec l'aide de la sage-femme, Jeanne Claudel
Le 17,  Le Haut du Faing cote 1003 est conquis par le 6ème RTM. Depuis une semaine c'est la pluie quasiment ininterrompue.
Le 18, c'est mon 4ème anniversaire, il a plu toute la nuit... Au village les soldats allemands blessés descendus du Haut du Faing se regroupent pour être évacués...
La vie dans les caves est assez folklorique, Chez nous on se retrouve à une quarantaine dans un espace réduit sombre, forcément, une cave est humide ça va de soi. On ne mange que des patates, des rutabagas, les laitages que nos vaches privées de pâturages nous fournissent avec parcimonie, Quelques extras en provenance du trafic clandestin...
C'est la promiscuité, mais pour nous, les gosses, c'est un changement qui nous va malgré l'inconfort.
Les matelas sont installés sur les casiers à patates. Patates arrachées la nuit dans les champs, dans lesquelles de nombreuses limaces se sont, comme nous, réfugiées. Alors le soir avant le coucher c'est la chasse aux limaces, et la chasse se termine par un combat de limaces. La bonne quinzaine de gamins s'en donne à coeur joie, un peu de distraction dans cet enfer, met un peu d'ambiance mais les mamans ont vite fait de mettre un peu d'ordre et de calme dans ce milieu pesant.
Au bout de plusieurs  semaines les bougies commencent à manquer, alors pour s'éclairer, c'est avec la dynamo d'un vélo retourné, et à chacun à son tour on actionne les pédales, c'est la course à voir lequel produira le plus de clarté...
Les mamans profitent de quelques accalmies dans cette pluie d'obus pour nous envoyer prendre l'air...Mais attention de ne pas se faire voir des artilleurs alliés, sinon, c'est immédiatement la sanction, le quartier est arrosé de beaux obus bien sifflants et dispersants.
Mardi 31 Octobre, le bombardement  a fait des dégâts dans de nombreuses habitations du village, le tissage des Proyes est en feu...Il pleut toujours, le temps devient interminable............
Mais le pire est à venir...

 

Depuis le 18, l'avance des alliés est interrompue. De Lattre a lancé une offensive pour aller prendre Belfort, il n'a laissé dans la vallée que quelques unités des commandos de Provence pour contenir les allemands nous laissant exposés à la répression.
Le 1er Novembre, les commandos sont aux portes du village, bloqués par la farouche résistance des SS. Certains bressauds vont faire leur Toussaint et rendre une visite à leurs morts dont les tombes sont souvent éventrées...
Le 2,  il pleut à nouveau, la Clairie est violemment bombardée la nuit.
Le 3, c'est le déluge de feu, les tirs de barrage se succèdent. Pendant 2h, 4000 obus sont déversés, suivis plus tard de 2000 obus en 17 minutes.
Le lendemain, maman rentre à la maison, avec notre petit frère. C'est seulement à la lumière du jour qu'elle s'aperçoit qu'il a les narines noires comme un échappement de diesel, à respirer l'atmosphère de l'éclairage aux bougies!
Les jours se suivent et se ressemblent. Il pleut à torrent et souffle un vent violent. Le découragement gagne la population. Quand serons-nous libérés?
Mercredi 8 Novembre,
Tous les hommes de la commune de 16 à 65 ans doivent partir immédiatement pour aller creuser des tranchées sur les crêtes dit-on. Une chasse à l'homme impitoyable commence. Ils seront une dizaine à échapper au filet et à passer les lignes au péril de leur vie.   483 hommes seront rassemblés devant le parvis de l'église (Aujourd'hui, une plaque commémorative indique ce fait)
Au lieu de creuser des tranchées  Ils seront déportés vers l'Allemagne, ils échoueront le 11 à Pfortzheim  en pays de BADE........Vers une issue dramatique...
Le lendemain, Il neige,  l'autorité allemande ordonne à la population restante d'évacuer la ville pour procéder à la destruction planifiée par Himmler, venu  à Gérardmer en juillet.
800 femmes, enfants, vieillards prennent le chemin de l'exil encadrés par les feldgrau dans 30 cm de neige, ils bivouaqueront au col de La Vierge à 1067m dans une nuit glaciale sous les obus alors que le village, en bas est en feu. 
 (http://www.cheyenne41.com/ a fait le voyage de l'enfer).
Ils passeront une dizaine de jours à 4oo par ferme sans nourriture ni soins... Morts de froid, de faim, pieds gelés seront le lot du drame. C'est après ce calvaire qu'ils seront pris en charge et évacués par les américains.
Seule la section du Chajoux où j'habitais qui accueillit 1500 réfugiés fut épargnée. Les allemands n'ont pas eu le temps de nous déplacer.
 Les artificiers minent systématiquement les maisons et usines. Tout doit être détruit.
Je me souviens d'avoir assisté à l'opération de minage de l'usine en face de notre ferme. Les artificiers transportaient  une bombe de 500 kg sur un chariot qui s'est embourbé dans le pré, une bombe qu'ils ne pourront pas placer. Dans la soirée c'est une énorme explosion qui ébranle le quartier. Par la fenêtre où nous écartons les couvertures de camouflage, on assiste à l'incendie, comme en plein jour!
 Les destructions se poursuivirent jusqu'au 18, c'est seulement le 19 que l'ennemi évacua le village sous la pression alliée. En même temps 1200 habitants privés de toits pouvaient passer les lignes et être évacués vers la Haute-Marne.

 

Pour nous, miraculeusement épargnés, c'est une délivrance. Les troupes des commandos de Provence investissent ce qui reste d'habitable pour passer l'hiver le plus précoce et rigoureux du siècle. Ils trouvent une population malade et anémiée. La plupart des gamins, comme moi, sont couverts d'impétigo, et couverts de poux. Je me souviens des soirées où nos mamans nous changeaient nos bandages et nous passaient au peigne à épouiller après nous avoir raccourci sérieusement la toiture!!!
L'hiver s'écoule dans un calme relatif à retrouver une vie à peu près normale. L'absence de nos pères est pesante mais les mamans assurent.
On entend passer dans le ciel nocturne les vagues d'avions à haute altitude se dirigeant vers l'Est...On observe dans la nuit claire et glaciale les trainées laissées par les avions. Après ces passages on trouve dans la neige, des leurres, ces bandes d'aluminium destinées à brouiller les radars. Les semaines passent, les soldats nous gâtent en  friandises, on découvre le chocolat et le chewing-gum. Ils occupent leurs soirées après une journée de patrouille à chanter et jouer de l'harmonica...en nous faisant sauter sur leurs genoux.
Le printemps finit par arriver ...En avril, les déportés commencent à rentrer, les nôtres ne reviendront pas. Les trois frères (dont mon père) comme 20 autres de La Bresse font partie des 32000 victimes du bombardement de Pfortzheim...
Nul n'échappe à son destin aussi redoutable soit-il...
Voilà un bout d'histoire et de mon histoire extraite de documents et de mes souvenirs...
Note de l’auteur : Si vous allez sur Google Heart, à La Bresse, vous verrez le théâtre de l'histoire comme si vous y étiez...

 

 

 

  Témoignage publié ici le 06 décembre 2011, avec l’aimable autorisation de l’auteur : Sucramus


sucramus.over-blog.com

 

 

 

 

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