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  • : Mémorial du wagon de la déportation
  • Mémorial du wagon de la déportation
  • : Pérenniser la mémoire de la déportation par le transport ferroviaire par la réalisation d'un Mémorial devant avoir pour bases deux wagons conformes à ceux utilisés au départ de Compiègne entre 1942 et 1944. Dans le respect absolu de la vérité historique, qui n'est pas le cas actuellement.
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  • Gérard BOCQUERY
  • Gardien et passeur de Mémoire. Défenseur du respect de la vérité historique. Créateur et administrateur de ce site dédié à la Mémoire de la Déportation.
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La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu'un individu. (Ferdinand LOT)

 

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Février 2010

 

 

 

16

 

 

 

 

Transport parti de Compiègne le 31 janvier 1944

et arrivé au KL Ravensbrück le 3 février 1944

 

Effectif recensé : 959 femmes

Matricules extrêmes : 27030 27988

 

Situations :

Libérées par les autorités allemandes : 3 (0,3 %)

Décédées et disparues en déportation : 197 (20,6 %)

Rentrées de déportation : 711 (74,1 %)

Situations non connues : 48 (5 %)

 

 

 

Le transport de femmes qui quitte la gare de Compiègne le 31 janvier 1944

est le plus important au départ de France vers le KL Ravensbrück. Il s’inscrit

dans le contexte d’une déportation massive à partir de Compiègne, après les

départs de trois importants transports d’hommes à destination du KL

Buchenwald.

Si les 959 femmes enfermées dans des wagons à bestiaux sont toutes

extraites du camp de Compiègne, elles ont été d’abord internées dans

diverses prisons françaises, puis amenées en région parisienne, à Fresnes, à

La Santé ou au Fort de Romainville.

Le train effectue plusieurs arrêts avant d’arriver au KL Ravensbrück, dont

un à Trèves, où la Croix-Rouge allemande leur distribue de la nourriture. Puis,

il repart et arrive à destination le 3 février 1944. Il est connu dans la mémoire

des déportés comme le « convoi des 27000 », en référence à la série matriculaire

qui lui est affectée à l’arrivée au camp.

Il se distingue des autres transports de femmes par les sources existantes,

puisqu’une liste venant du Revier du camp a pu être conservée. Elle mentionne

la totalité des femmes arrivées ce 3 février 1944, ce qui en fait un document

exceptionnel puisque la grande majorité des archives de Ravensbrück ont

disparu. Il s’agit en fait de plusieurs listes alphabétiques accolées : une

première va du matricule 27030 au 27309 ; une deuxième du numéro 27310

au 27570 ; une troisième du numéro 27571 au 27863 ; une quatrième du

matricule 27864 au 27929, et une dernière du numéro 27930 au 27988. Ces

différentes listes réunies amènent à penser quelles ont été constituées en

fonction des arrivées au camp de Compiègne et qu’il s’agit donc, en fait, d’un

état des partants. Ainsi, les détenues arrivées dans ce camp un mois avant le

départ pour Ravensbrück se trouvent dans la première liste, tandis que celles

arrivées quelques jours avant se retrouvent dans les suivantes.

L’étude de la liste soulève quelques interrogations : à côté du matricule 27260

est portée la mention « Ist nicht zur Einlieferung gelangt » (non parvenue à l’entrée

du camp). Il s’agit en fait d’une femme transférée du Fort de Romainville au camp

de Compiègne en octobre 1943. Ayant plusieurs fois tenté de se suicider, elle est

finalement ramenée en février 1944 au Fort de Romainville, puis internée à l’Asile

Sainte-Anne, d’où elle est libérée le 19 août 1944. Le fait que son nom figure sur la

liste retrouvée au Revier de Ravensbrück avec un matricule, permet de penser

qu’elle a pu faire partie de ce transport avant d’être ensuite ramenée en France,

comme cela se produit parfois. Mais son témoignage n’indique pas ce trajet et il

semble plus probable qu’elle n’ait pas été « rayée » de la liste de départ, et qu’à

Ravensbrück on ait ignoré qu’elle ne soit pas partie.

Car, sur cette liste figurent aussi 17 mentions « Gestrichen » (rayée),

concernant les femmes non-parties de Compiègne. Le cas d’une d’entre elles,

Marie-Louise Monnet, illustre cette « règle », sans doute habituelle et déjà constatée

pour d’autres transports partis directement vers des KL : elle est emmenée

à l’hôpital juste avant le départ, et déportée plus tard dans le transport parti le

14 juin 1944 vers Sarrebruck Neue Bremm, puis Ravensbrück.

Par ailleurs, les recherches menées ont révélé le nom d’une détenue de

Compiègne, très probablement déportée dans ce transport, mais absente de la

liste. Elle entre au KL sans être, semble-t-il, immatriculée, puis elle est ramenée

à Fresnes par Francfort-sur-le-Main, le 15 février 1944, pour être jugée et

condamnée à mort. Elle est finalement libérée de Fresnes le 17 août 1944.

Au total, la liste présentée ci-après comporte 958 noms avec matricules et

1 nom sans matricule, soit 959 déportées.

Ce transport est très majoritairement composé de résistantes. Les arrestations

sont surtout opérées durant l’année 1943, près de 45 % s’effectuant

durant l’automne. Seulement 5 % le sont en 1941 et 1942 : ce sont surtout des

membres du Front National, arrêtés dans la région parisienne au cours des

grandes vagues répressives des autorités allemandes contre les milieux

communistes. Les autres résistantes connues appartiennent à de nombreux

réseaux et mouvements implantés dans toute la France à cette époque.

Dans le département de la Sarthe, 18 femmes du réseau Buckmaster sont

ainsi arrêtées, entre septembre et décembre 1943, pour avoir notamment

hébergé des parachutistes. Les mêmes motifs sont invoqués, toujours pour

des personnes de ce réseau, dans les départements de la Seine, de la

Gironde, du Loir-et-Cher, du Maine-et-Loire et de la Haute-Garonne. Figurent

aussi en nombre important, des femmes arrêtées pour leurs activités d’agent de

liaison ou de boite aux lettres au sein du Front National, des réseaux Alliance,

CND-Castille, Manipule, Evasion, Gallia, Marco-Polo et Vengeance. Des

groupes sont souvent entièrement démantelés, comme celui des 9 agents du

réseau Mithridate du Puy-de-Dôme, qui sont arrêtées sur dénonciation en

novembre 1943 ou comme lorsque la Gestapo opère, à Paris, en juillet 1943,

un vaste coup de filet au sein du mouvement Défense de la France touchant au

moins 5 femmes de ce transport. Par ailleurs, 3 étudiantes de l’Université de

Strasbourg, repliée à Clermont-Ferrand, qui appartiennent au mouvement

Combat, sont arrêtées en même temps que des camarades déportés vers le

KL Buchenwald en janvier 1944. Enfin, Renée Haultecoeur, secrétaire de Jean

Cavaillès, un des fondateurs de Libération-Nord, est arrêtée le 27 août 1943 à

Paris.

Lorsqu’elles arrivent au KL Ravensbrück, les déportées sont placées en

quarantaine avant d’être affectées à des travaux soit à l’intérieur du camp, soit à

l’extérieur. Une partie de ce transport, 134 femmes, est envoyée en avril 1944

au Kommando d’Holleischen, dépendant du KL Flossenbürg, dans la forêt

sudète. Là, elles doivent travailler dans la poudrerie des usines Skoda, à la

fabrication des munitions anti-aériennes. Un autre transfert important, d’au

moins 100 femmes, est dirigé vers le Kommando de Zwodau, dépendant

aussi du KL Flossenbürg. Par ailleurs, plus de 100 autres déportées partent

pour les Kommandos de Bartensleben, de Hanovre et de Beendorf, rattachés

au KL Neuengamme et une soixantaine au moins, en juillet 1944, vers les

Kommandos de Leipzig et Schlieben, dépendant du KL Buchenwald. Des

femmes de ce transport sont également transférées vers les Kommandos de

Rechlin et de Neubrandenburg, dépendant de Ravensbrück. Ainsi, contrairement

aux « NN » qui doivent rester au camp, ces femmes sont pleinement

utilisées dans les usines allemandes d’armement.

Parmi les femmes restées au KL Ravensbrück, 23 au moins sont gazées, la

plupart en mars et avril 1945. Trois libérations par les autorités allemandes sont

connues avec certitude, dont celle d’une femme renvoyée en France en avril

1944, au Fort de Romainville, où elle accouche en juillet 1944, et une autre

ramenée sur intervention. 86 autres déportées sont libérées sur intervention de

la Croix-Rouge, en avril 1945, avant la libération officielle du camp qui a lieu le

30. Enfin, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, mise au Bunker du camp en octobre

1944, est libérée fin février 1945 à la frontière suisse.

 

 

 

Thomas Fontaine, Guillaume Quesnée

 

 

 

 

~~~~~~

 

 

 

 

Ces pages sont extraites du :


LIVRE-MEMORIAL

des déportés de France

arrêtés par mesure de répression

et dans certains cas par mesure de persécution

1940-1945

 

 

Fondation pour la Mémoire de la Déportation

 

 

 

(c) copyright 2004 - Editions Tirésias

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