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Pérenniser la mémoire de la déportation par le transport ferroviaire par la réalisation d'un Mémorial devant avoir pour bases deux wagons conformes à ceux utilisés au départ de Compiègne entre 1942 et 1944. Dans le respect absolu de la vérité historique, qui n'est pas le cas actuellement.

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70ème anniversaire de l'arrestation du Père Jacques de Jésus

 

 

 

 

arrestation pere jacques

 

 

15 janvier 1944 - 15 janvier 2014

 




Le 15 janvier 1944, le Père Jacques de Jésus est arrêté par la Gestapo au couvent d’Avon, avec les 3 enfants juifs qu’il cachait dans le petit collège …

70 ans après, la résistance spirituelle de ce Carme a de quoi nous inspirer aujourd’hui.

Mercredi 15 janvier 2014 de 11 h 30 à 17 h 30, dans le cadre du 70ème anniversaire de l'arrestation du père Jacques :

11h45 : Messe pour la paix présidée par Monseigneur Jean-Yves Nahmias, évêque de Meaux

12h45 : Buffet

14h15 : Conférence « Le Père Jacques : histoire et actualité. »

15h30 : Commémoration de l’arrestation

16h15 : Projection du film Les Enfants du Père Jacques

Visite des lieux par des élèves de 3ème du Collège de la Vallée d'Avon

Couvent des Carmes – 1 rue Père Jacques - 77210 Avon

Contact : 01.60.72.28.45

ou

perejacques@carmes-paris.org


Infos et inscriptions buffet : www.carmes-paris.org/15janvier2014
  

 

 

HISTORIQUE :

 


En 1943, en accord avec son Provincial, le Père Jacques accueille et cache trois enfants juifs pour les sauver de la déportation et les inscrit sous des noms d’emprunt.


Il a aussi des liens avec la Résistance pour permettre à des hommes d’échapper au S. T. O.


Il dit à Matthieu Ferrari, caché à Avon : « Si vous connaissez des personnes en difficulté, n’hésitez pas à me les adresser. »

 



15 janvier 1944 : arrestation du Père Jacques et des trois enfants juifs par la Gestapo.


Tous les élèves sont rassemblés dans la cour pour l’appel.


Alors sortent les trois enfants suivis du Père Jacques.

- « Au revoir, les enfants ! A bientôt ! » - « Au revoir, mon Père », répondent d’un cri, élèves et professeurs en applaudissant.

A 15h05, les scellés sont posés sur les portes du Petit Collège.

 



Au cours de son séjour à la prison de Fontainebleau du 15 janvier 1944 au 5 mars, le père Jacques « ne connaît qu’une loi : celle de l’Evangile et de la charité ».

 

Il ne désire pas être libéré car dit-il :« Il faut des prêtres dans les prisons, si vous saviez… »


Le 6 mars, il est transféré vers Compiègne où il restera jusqu’au 28 mars.


Il comprend qu’il doit donner sa vie pour ceux qui souffrent :« Je ne veux pas partir, il y a trop de malheureux, trop de souffrances ; je le sens, il faut que je reste ! »


Là, il prie, il donne des conférences où tous se pressent.


Comme l’évoque un témoin : « C’était alors une consolation de nous enrichir en écoutant le Père Jacques… Il y avait autre chose encore : un grand souffle de vérité et cela, je crois, c’était encore plus important que l’exposé lui-même si instructif … »



Un jour, son apostolat fut interrompu par les SS allemands.


Il fut déporté au camp de représailles de Sarrebrück, Neue-Breme, jusqu’au 21 avril 1944.

Devant la saleté repoussante du block de l’infirmerie, le Père Jacques obtient l’autorisation de s’en occuper.


« Il se dépensa sans compter. Il nettoya les malades un à un. Il fit un travail surhumain malgré les coups dont il était gratifié journellement. »


Le père Jacques est transféré au camp de Mauthausen et à Gusen I, jusqu’au 5 mai 1944.


Il appartient à la catégorie « Nacht und Nebel ».


Il exerce clandestinement son apostolat en risquant sa vie.


Il célébrera trois messes le jour de Pâques 1944.


Voici quelques témoignages d’anciens déportés : « Nous n’avons jamais cessé de tenir haut l’esprit, de lutter contre cette »dépréciation « spirituelle qui courait le camp ;(…) parce que le Père Jacques était là, près de nous, aidant ceux qui n’en pouvaient plus, relevant ceux qui tombaient, donnant même son pain à ceux qui avaient faim (…). Sa présence était la preuve du Dieu Vivant ». « Notre volonté était de ne pas nous soumettre, de résister, de sauver l’homme ; survivre aussi par la volonté de témoigner qu’on pouvait, par son comportement, demeurer un homme, et le père Jacques nous y a aidé ».



De Gusen, il écrit en mars 1945 sur le carnet d’un camarade :

"Par la Croix vers la lumière, Sans effusion de sang, il n’y a pas de Rédemption. Celui qui accomplit la vérité vient à la lumière."


Le père Jacques est de plus en plus faible, il doit s’aliter.


Le 5 mai 1945, le camp est libéré par les américains.


Transféré à l’hôpital de Linz en Autriche, le père Jacques s’éteint doucement sans un geste, sans un cri. « Pour les derniers instants, qu’on me laisse seul » : telles furent ces dernières paroles.



Il meurt le 2 juin 1945.

 


 

Au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, le père Jacques est honoré par les juifs comme « Juste parmi les nations ».


 

 

 

Source : http://www.carmel.asso.fr/Chronologie-detaillee-du-Pere...

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